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Archives de Tag: jeu indépendant

Dans la vie il y a TopChef. Puis, il y a Snuggle Truck.

Pour le situer rapidement, Snuggle Truck est un jeu de « course » développé par Owlchemy Labs, disponible tout d’abord sur iOS puis sur PC via Steam et sur Macintosh. Assez récemment, il a été disponible dans le second Humble Bundle for Android qui a aussi été l’occasion de distribuer une version Linux et Android.

Rêve de toute personne normalement constituée, vous êtes donc aux commandes d’un beau camion totalement personnalisable et vendu pour la modique somme de 4€99 ou de 0€79 selon que vous souhaitez avoir une tablette, un smartphone ou un clavier en tant que volant. On est pimp ou on ne l’est pas. Au début, le jeu nous faisait devenir l’ennemi public numéro un. Avec un camion vaillamment nommé Smuggle Truck, vous deviez transporter des petits immigrés à qui vous deviez faire passer la frontière. Et bien sûr, il n’y avait aucun risque, aucune surveillance à la frontière. Vous auriez pu vous faire passeur sur tous les iTruck, mais voilà que monsieur Apple est intervenu, pas content. Ainsi, le jeu n’a pas pu passer la frontière de l’Apple Store. Heureusement, il revint plus tard sur Android, le bienfaiteur Google lui ayant ouvert la frontière. En attendant, le joli camion fut renommé Snuggle Truck. Et au lieu de faire passer la frontière à des humains, vous devez aider des peluches animales à passer la porte du zoo. Bah oui parce que, les peluches aussi subissent une discrimination et sont refusées du zoo, les animaux bien vivants étant favoris aux yeux des dirigeants. 

Alors, au lieu de nous permettre de soutenir la cause de personnes voulant vivre dans un meilleur pays, les bons samaritains d’Owlchemy Labs nous permettent de combattre le racisme envers les peluches de type animal. Des lapins, des chiens, des pandas, des chats, des éléphants, des girafes, des crocodiles, des licornes, des hippopotames… tout est là, aucune espèce n’est mise à l’écart : l’égalité pour tous, c’est le programme proposé par ce Snuggle Truck. Et malheureusement pour nos amies les peluches, les directeurs de ce satané zoo sont de gros sadiques ainsi que des terroristes. Ils ont ainsi totalement détruit et pollué l’environnement, causant un trouble tel qu’Eva Joly s’est retrouvée à l’hôpital. Peu importe le zoo en question – parce que oui il y en a plusieurs, vous êtes envoyé en mission à la fois dans le désert, les souterrains et la forêt – les alentours de celui-ci ne ressemblent plus à rien. Que ce soit des grosses montagnes en plein milieu du désert, des gros trous en pleine forêt, de la TNT plein les mines… bref, rien de bon pour la planète ! Et le pire dans tout ça, c’est qu’ils ne l’ont pas fait qu’une seule fois ! D’après la légende, il y a au moins 10 000 environnements qui ont été massacrés par cette horrible multinationale pour créer des zoos ! De plus, ceux-ci ne se contentent pas d’eux-même détruire la planète et de discriminer toute une classe sociale. En effet, ils font de la propagande pour leur diabolique entreprise. Ainsi, des défenseurs des faibles peluches comme vous et moi se sont faits enrôler et ont fini par eux-mêmes détruire l’environnement en augmentant le nombre de ces zoos discriminants dans le monde.

Et puis bon, c’est pas pour faire de la promotion pour mon camp, mais nous on est vachement plus classe hein. Parce que dans notre monde à nous, bah la vie elle est belle. Au lieu de tout voir en sombre comme les propriétaires du zoo, on a décidé de repeindre le monde couleur bonbon. C’est d’ailleurs une chose qui augmente la discrimination envers les peluches : elles sont de couleur ! Et oui, on défend le droit de lapins roses, de chiens verts, de licornes jaunes, de crocodiles bleus… et rien que parce qu’ils sont différents de certains animaux, ils se font rejeter et agresser. Et moi, je suis pas d’accord. Après tout, je suis comme eux, dans mon camion. Je change de couleur à chaque nouveau voyage, chaque nouvelle entrée, chaque nouvelle manifestation pour les droits des peluches. Par exemple, je suis devenu un faucon roulant dans un véhicule aux couleurs des Etats-Unis, un Panda roulant dans une voiture avec un dragon chinois, un Panda-Père Noël dans un camion ressemblant à un Candy ou un inconnu dans une automobile en peau de zèbre. Car oui, je suis un professionnel du camouflage : je me déguise en certains des animaux du zoo afin d’y pénétrer plus facilement, et mon beau camion m’accompagne très souvent dans cette démarche. Tout en gardant ces couleurs qui nous sont propres, cette joie de vivre et cette forte envie de défendre les droits des faibles bien sûr. Mais je ne sais pas pourquoi, ça ne marche jamais, on remarque toujours que je ne suis pas réellement du zoo. Je dois être trop gentil, trop généreux, trop beau pour être confondu avec eux. Oui, ça doit être ça, si ce n’est pas la drogue qu’on me fait prendre avec mon consentement. Je sais pas trop, en fait, je ne me rappelle pas de grand chose.

Tant qu’on est dans le moment jeudi confessionalors qu’on est pas jeudi, enfin je crois – et bien j’aimerais confesser quelques petites choses peu importantes, mais qui restent au fond de mon petit coeur. Déjà, j’ai un petit faible pour les pandas. Pas ceux qui sont bien au chaud dans le zoo hein, mais bien ces petites peluches trop choupi à qui j’essaie désespérément d’offrir une demeure décente, mais qui finissent toujours par glisser sur une caisse de TNT. La seconde chose, c’est que je crois que je suis un peu drogué de temps en temps. Non mais vraiment, genre pire que les moments où je me déguise en panda pédophile. En fait, je crois que mon camion se drogue lui aussi. Non parce que je veux pas dire, mais il fait des figures acrobatiques, rebondit dans tous les sens, a le feu qui lui sort du cul et pourtant, il est jamais cassé. Et en plus il brave les lois de la physique. Mais je crois que ce n’est pas ça le pire. Non, je pense que c’est plutôt le fait que je m’attache vraiment à ces peluches, que je leur parle, que je leur raconte ma longue vie de camionneur de zoo, que je leur parle de l’intérieur du zoo. Bref, comme si ces peluches étaient vivantes.

Dans tous les cas, j’ai déjà passé huit heures de ma vie à essayer de sauver ces pauvres peluches. Et à le faire le plus vite possible pour gagner des médailles ou battre mon score, au passage. Et pour vous dire la vérité, je ne comprends pas le pourquoi du comment. Je sais juste que ce jeu est terriblement chiant une fois sorti du cadre du jeu smartphone auquel on joue vite fait quand on a une minute à perdre – et encore, une minute c’est peut-être trop. Après, il peut être utile pour vous occuper les mains pendant que vous regardez/écoutez une émission, un live, un podcast ou ce que vous voulez. Mais ça reste 5€ qui pourraient vous être bien plus utiles, c’est le prix d’un Binding of Isaac et même 1€ de plus qu’un Sequence par exemple. Ou payez vous un Macdo, si c’est plus votre trip.

PS : Ce test a été écrit sous le signe de l’ironie et (un peu) de la folie. Merci de ne pas me mépriser en me prenant pour un drogué, ce que je ne suis pas.

PS2 : J’ai fait ce test en me basant sur la version PC parce que voilà, mais même sur smartphone/tablette c’est rapidement chiant.

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Publié par le 09/04/2012 dans Test

 

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Un jeu indé ? C’est quoi ça ?

Allez, faites genre que vous savez !

Bah ouais, j’en parle depuis un loooong moment sur ce blog – depuis le début ? Un peu après ? J’en sais rien et c’est pas important en fait – et j’y joue depuis un moment aussi – le jeu indépendant n’est pas arrivé avec Minecraft, sisi je vous jure ! – mais je n’avais jamais réellement expliqué ce que c’était. Parce que, quoi qu’on en dise, le terme de « jeu indépendant » est plutôt vague et diffère d’une personne à l’autre. Bien sûr, un tas de sites l’ont défini avant moi, mais j’avais envie d’en parler moi aussi – surtout parce que j’ai eu une conversation à ce sujet et que sur Twitter, bah c’est un peu galère. Et puis comme j’aime pas faire les choses normalement, je vais créer un deuxième personnage anonyme qui balancera des définitions que je pourrais contredire. Et ouais, j’suis un fou dans ma tête moi !

Un jeu indépendant, c’est un jeu où les développeurs sont autofinancés et/ou n’ont pas  besoin de publisher (éditeur).
 

Si on suit cette définition, des boîtes telles que Ubisoft, Activision, Nintendo, Sega, etc… sont des développeurs indépendants. Ils correspondent bien à la définition : ils ont assez de budget pour s’autofinancer et sont à la fois développeurs (possédant divers studios internes ou externes certes) et éditeurs. Oui, on a un peu de mal à imaginer que des grosses licences comme Mario ou Call of Duty puissent être des jeux indépendants, ils ne sont d’ailleurs pas considérés comme tels (et à juste titre). A contrario, il y a des jeux considérés comme indépendants qui ne correspondent pas non plus à cette définition. Rien que pour l’autofinancement, il y a diverses choses qui permettent à un développeur indépendant de faire son jeu sans se ruiner : le crowdfunding bien sûr (tous ces trucs du genre Kickstarter où c’est le joueur qui paie) mais aussi les concours comme le Dream Build Play (organisé par Microsoft) avec du cash à la clé. Mais, bon nombre de jeux considérés comme indépendants ont aussi profité d’un éditeur. Trine 2 avec Atlus, Bastion avec Warner Bros Games, Magicka avec Paradox Interactive, etc etc… oh et puis au passage, Mojang (les développeurs de Minecraft) sont eux-mêmes devenus éditeurs avec des jeux comme Cobalt. Reste que la plupart des jeux indépendants sont publiés par les développeurs et souvent autofinancés (d’où le fait qu’on leur donne cette définition).

Un jeu indépendant, c’est un petit jeu moche et original qui est moins connu et vendu.

Pour celui-là, ça va aller plutôt vite. La plupart des jeux indépendants sont en effet des « petits jeux » du fait d’un budget moins élevé que les jeux des grands éditeurs. Je dis bien la plupart, car il existe de « gros jeux » qui restent indépendants, même s’ils ne font pas foule (Amnesia a la technique d’un gros jeu par exemple). Les jeux indépendants sont aussi souvent définis comme des jeux « originaux  » (du moins plus que les jeux des gros éditeurs). Mais s’ils sont définis comme ça, c’est parce que les jeux indépendants les plus connus le sont car ils sont originaux, justement. Ceux qui ne le sont pas et sont de vagues copies très fortement inspirées (ça pullule sur le XBLIG par exemple) sont moins appréciés et moins mis en valeur, donc on en parle pas forcément mais ils sont bien présents. De plus, il y a des jeux de gros éditeurs qui sont originaux eux aussi : Child of Eden, Catherine, Mirror’s Edge, Portal et j’en passe. Enfin, pour le fait qu’ils soient moins connus et moins vendus, je ne suis pas d’accord non plus. Alors oui, beaucoup d’excellents jeux indépendants restent inconnus de beaucoup. Alors oui, les jeux indépendants n’atteignent pas tous le million de ventes. Mais, on l’a récemment vu avec Minecraft, un jeu indépendant peut connaître un grand succès que même certains gros éditeurs jalousent. Qui ne connaît pas Minecraft de nos jours ? Ou encore des jeux tels que Limbo, les Trine , BastionWorld of Goo  Alors oui, la plupart restent inconnus du grand public mais le jeu indépendant reste un marché relativement de niche, vu que la plupart des jeux ne sont pas faits dans une optique grand public (encore une fois, ça existe quand même).

Un jeu indépendant, c’est un jeu développé par deux mecs dans un garage.

Encore une fois, c’est possible mais ça n’englobe pas tous les jeux indépendants. Certes, il y a beaucoup de jeux indépendants développés par une ou deux personnes. Certes, la quasi-totalité des jeux indépendants sont développés par de petites équipes. Il y a par exemple Mojang (oui encore eux, mais bon) ou thatgamecompany qui est composé d’environ une quinzaine de personnes et disposent de leurs propres locaux. Mais ce ne sont pas les seuls, loin de là, même si ça reste une définition plutôt véridique pour une grande partie des jeux indépendants. Enfin, je pense pas que les développeurs soient très bien installés dans leur garage, quitte à choisir je pense que leur lit/canapé est plus confortable.

 

Bah, c’est quoi alors ?

Je dirais qu’il n’y a pas tellement de véritable définition du jeu indépendant, en fait – ce qui nique tout l’intérêt de mon article, autofrag spotted. Bah oui, parce que toutes les définitions citées précédemment sont fausses et vraies à la fois. La plupart des jeux indé sont bien autofinancés, mais il existe de nombreux moyens qui permettent le contraire tout en restant indépendant. Ils sont bien édités, distribués, publiés, etc par les développeurs eux-mêmes pour la majorité, mais d’autres ne le sont pas alors que de gros éditeurs le sont aussi. Ils sont bien originaux aussi, pour les plus connus, mais de nombreux jeux indépendants sont de vagues copies, et de nombreux « gros jeux »  sortent à leur tour des sentiers battus. Ils sont bien moins connus et vendus, mais c’est un peu le genre qui veut ça, surtout que le secteur connaît aussi sont lot de succès. Ce sont bien principalement des « petits jeux » , mais certains rivalisent aisément avec les gros jeux (niveau technique, qualité, artistique, tout). Les équipes développant des jeux indépendants sont bien réduites, mais il en existe aussi qui sont un peu plus nombreux et possèdent leurs propres bureaux. J’ai tendance à penser, comme Sticky DPad, que le jeu indépendant est un jeu créé avec une totale liberté de création et que les éventuels ajouts venant de personnes extérieures doivent être des suggestions que les développeurs trouvent bien, et non pas des demandes ou des choses à inclure obligatoirement. Au final, c’est plus un état d’esprit, une manière de penser qu’un véritable statut, un jeu indépendant. Pour résumer simplement tout ça, je terminerai par une jolie phrase venant – encore une fois – du studio Sticky DPad :

« Quite simply, if you are creating the game you want to create, your indie. »

 
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Publié par le 17/03/2012 dans Débat, Réflexion

 

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Pourquoi les développeurs indé sont-ils si appréciés ?

Et bien plus que moi, en plus, c’est pas juste. 

C‘est bien connu, les développeurs indépendants sont bien plus reconnus par les joueurs que les développeurs « classiques », de grosses boites. Ne serait-ce que Notch, le créateur originel de Minecraft qui jouit d’une telle popularité que chaque site qu’il tweete se voit down dans les secondes/minutes qui suivent, et que chaque jeu indépendant dont il parle jouit d’un succès plus ou moins grand. Et puis là, au détour d’une réflexion philosophique [dans mes toilettes, mais ça faut pas le dire], je me suis demandé pourquoi ces développeurs – car oui il n’y a pas que Notch – étaient aussi appréciés des joueurs. Donc je me suis constitué une petite liste de raisons plus ou moins valables, qui font que  moi même en tant que joueur j’apprécie grand nombre de développeurs indépendants mais aussi ces raisons qui pourraient aussi faire leur popularité.

Notch ou Markus Persson, créateur originel de Minecraft.

Tout d’abord, ce sont des passionnés : ils font des jeux pour le plaisir avant de le faire pour gagner de l’argent – même s’ils souhaitent gagner leur vie avec leurs jeux. Et ça se voit, rien que par le fait qu’ils pensent d’abord à faire des jeux aux concepts originaux avant de faire des jeux qui peuvent se vendre. Edmund McMillen l’a dit lui-même, il ne pensait pas qu’un jeu aussi étrange que Binding of Isaac allait avoir un tel succès. Notch ne devait pas non plus s’attendre à ce que Minecraft devienne un des plus gros succès de 2011 et un des jeux indépendants faisant le plus parler de lui. C’est cette… simplicité si je puis dire qui fait leur succès : ils font des jeux avec leurs tripes, des jeux originaux, des jeux auxquels ils aimeraient jouer. Oh, et puis je ne peux pas parler de leur passion sans parler des concours tels que le Ludum Dare ou le Global Game Jam durant lesquels des développeurs doivent programmer le meilleur jeu possible dans un laps de temps limité (généralement 48h ou quelque chose dans ces eaux là) avant de les distribuer gratuitement, avec le code source.

Terry Cavanagh, créateur de VVVVVV (entre autres).

Car oui, une autre raison est qu’avant d’être des développeurs, ce sont surtout des joueurs. Je ne dis pas que les développeurs de grosses boites ne jouent pas, mais en tout cas ça se voit moins, beaucoup moins (et puis faut pas se leurrer, ils doivent avoir moins de temps, ils doivent respecter des dates de sortie alors que les développeurs indé sortent leur jeu quand ils veulent). Je prends en exemple Notch oui encore lui – qui tweete souvent des vidéos de jeux indépendants peu connus – enfin, avant qu’il tweete, parce qu’après – comme Castle Story, Cube World et j’en passe. Mais je pense aussi à tous ces jeux qui font des clins d’oeil aux autres. Ainsi, on retrouve des références à Notch et Alexei Pajitnov (et leurs jeux Minecraft et Tetris) mais aussi à des tas de jeux tels que Super Mario Bros, Boulder Dash dans Blocks That Matter ou des personnages venant directement d’autres jeux dans Super Meat Boy, tels que Commander Video (les Bit.Trip), Gish, Braid, Steve (Minecraft), Viridian (VVVVVV), l’héroïne d’Aquaria et j’en passe tant ils sont nombreux. Et puis bien sûr, cela inclue le fait que les développeurs indépendants laissent très souvent d’autres développeurs inclure les personnages dans leurs jeux, comme Meat Boy qui devrait faire son apparition dans Night of the Fred. Et puis, on se souvient tous de Notch qui avait défié Bethesda sur Quake 3 Arena pour régler un problème concernant la justice.

La Team Meat, derrière Super Meat Boy.

En parlant d’inclure des personnages d’autres jeux, autre chose me vient à l’esprit : le fait que les développeurs indépendants utilisent très souvent des suggestions faites par les joueurs eux-mêmes. En effet, nombre d’éléments de gameplay de jeux indépendants proviennent de suggestions faites par les joueurs, ou encore de mods. Le meilleur exemple reste Minecraft dont nombre de mods (remaniés bien sûr) ont été inclus. Pour faire dans le récent, je pense par exemple à la célèbre Team Bukkit, auteur d’un « système de serveurs multijoueurs », qui a rejoint l’équipe de Mojang. Il y a aussi pleins de jeux disposant d’un éditeur de levels dont ceux-ci sont mis en valeur sur les sites officiels du jeu, comme pour VVVVVV par exemple.

L’équipe de Super Giant Games, derrière Bastion.

Qui dit développeur incluant les idées des joueurs, dit développeur proche de ses fans. Les développeurs indépendants sont très souvent accessibles – enfin sauf pour le sexe, Edmund McMillen a refusé toutes mes avances – et ce principalement sur Twitter. Je vois ainsi beaucoup de développeurs indé passer leur temps à retweeter ce qui se fait autour de leurs jeux (dessins, vidéos, mods, sculpture, de tout) ou à répondre à leurs mentions (bien sûr, des gens comme Notch qui ont plus de 600 000 followers ne peuvent pas répondre à tout le monde). Et ça, le fait que les développeurs indépendants lisent souvent nos tweets, je peux en témoigner personnellement, avec par exemple Spry Fox qui a tweeté mon test de Triple Town.

 Le chat de Swing Swing Submarine, développeurs de Blocks That Matter.

Et puis quand même, on ne peut pas nier que les développeurs indépendants sont en général très généreux. C’est peut être le fait de ne pas avoir d’éditeurs – en général – qui leur permet ça. Je pense bien sûr aux innombrables bundles (en pay what you want ou non) où vous pouvez acheter des jeux dont l’argent sera reversé à des oeuvres de charité. On pense bien sûr au Humble Bunde, et plus récemment au Humble Bundle Mojam, mais aussi aux autres comme l‘Indie Gala, l’Indie Royale, etc. Mais je pense aussi aux multiples concours un peu partout. Encore une fois j’en reviens à moi, mais de nombreux développeurs m’ont filé des clés pour mon concours de noël (remember) alors que je leur apportais pratiquement rien, n’étant pas du tout connu.

 Jonathan Blow, créateur de Braid (entre autres).

Enfin bref, cela fait beaucoup de raisons pour lesquelles j’adore les développeurs indépendants – Edmund si tu me lis, je t’offre ma mère si tu acceptes ma demande en mariage  et, je pense, qui font leur popularité et la certaine estime que les gens ont des développeurs indépendants. Oh et puis parce qu’on ne peut pas écrire un article sur les développeurs indépendants sans mettre cette photo culte, voici la moitié de la Team Meat et créateur de Binding of Isaac dans toute sa splendeur :3

 
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Publié par le 01/03/2012 dans Réflexion

 

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Point & Catch & Laugh & Click

Da New Guys : Day of the Jackass est un jeu indépendant édité et distribué par Wadjet Eye Games. Dans ce point & click, vous suivez le trio de catcheurs Da New Guys, éternels perdants. Mais voilà qu’un beau jour, Brain – un des membres du Trio – gagne la ceinture. Jaloux, les autres catcheurs vont l’enlever et vous devrez tout faire pour retrouver le kidnappeur et sauver Brain. Une démo est disponible sur le site mais voilà mon avis pour ceux qui hésitent encore ou ont la flemme de la télécharger.

Moi, je n’aime pas les point & click. J’ai lâché Machinarium, j’ai lâché Ben There Dan That, j’ai lâché The Tiny Bang Story qui ont été acclamé un peu partout rien que parce que ce sont des point & click, ce qui fait que je n’avais aucun plaisir à y jouer. Bref, quand j’ai reçu un mail de Wadjet Eye Games me donnant accès  à cette démo une semaine avant l’annonce du jeu et que j’ai vu que c’était un point & click, je me suis dit que j’allais y jouer 2 minutes puis ne rien écrire à ce propos. Et pourtant, je suis tombé sous le charme du jeu dès les premières minutes. Il a ce petit quelque chose, cet élan de génie qui m’a fait accrocher d’un seul coup, comme ça. Je ne sais pas si c’est le fait d’exploser de rire à chaque réplique, le fait de faire des choix et des actions totalement WTFesques, le fait d’avoir un univers sublime… mais j’ai adoré cette démo.

L‘histoire de Day of the Jackass n’est pas véritablement originale – même si c’est quand même quelque chose qu’on voit pas tous les jours – mais elle est surtout un prétexte afin d’amener des situations toutes plus drôles les unes que les autres. Car oui, un des gros points forts du jeu est sans aucun doute son humour et tout l’aspect comique du jeu, qu’il soit de personnage (Ice Cold est énorme) ou de situation.

Le chara-design aide aussi à imposer cette ambiance comique, qui fait que jamais on ne prend le jeu au sérieux. Le jeu se pare en effet d’un magnifique style « dessin animé » avec des personnages qui ont tous une gueule plus drôle les uns que les autres. Les décors sont aussi très sympathiques et plutôt variés, on passe d’un ring de catch aux rues de la ville en passant par les fenêtres d’un immeuble. Les musiques du jeu sont plutôt accrochantes et tout à fait dans le thème du jeu. De même pour les bruitages et le doublage qui sont plutôt bien faits et assez drôles, les dialogues étant vraiment cool. Par contre, c’est tout en anglais et on a aucune certitude que le jeu soit traduit, anglophobes s’abstenir (c’est pas de l’anglais très difficile, c’est même plutôt simple à comprendre mais autant prévenir).

La démo est téléchargeable sur le site de l’éditeur, ici. Quant à la version finale, la version dématérialisée coûte $9.99 (soit quelque chose comme 7€50) et contient aussi l’ost du jeu en .mp3. Si vous préférez le physique, une version boîte est disponible pour $19.99 (environ 15€) et 75 centimes de frais de port, elle contient le jeu sur CD, la soundtrack en .mp3, des cartes à collectionner et un court-métrage d’animation mettant en scène les personnages du jeu. La version boîte n’est disponible qu’en pré-commande et sera envoyée mi-Mars tandis que celle téléchargeable sera envoyée par mail le jour de la sortie du jeu, le 29 Février. Pour ceux qui veulent pré-commander le jeu, c’est par ici !

 
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Publié par le 06/02/2012 dans Découverte, Previews

 

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État

Les 5 liens à mettre en favori lorsqu’on aime le jeu indépendant !

Et comme vous savez que j’adore le jeu indépendant, ces 5 liens font évidemment parti de mes favoris. Faites comme moi ! Oh et il n’y a pas d’ordre particulier, ils sont tous premier, tous au même niveau d’excellence.

Game Sphere est un site qui se désigne lui-même comme un webzine communautaire. En effet, peu importe votre statut vous pouvez contribuer au site que ce soit au niveau de l’actualité du jeu indépendant, de tests ou d’ajouts à la base de donnée. Mais vous pouvez aussi vous contenter de lire, rien ne vous en empêche. Le site se veut aussi être le support du développement de jeux indé, si vous êtes vous-même développeur, vous pourrez donc présenter votre jeu ou recruter de nouveaux membres !

Game Side Story est un site qui ne traite pas seulement de jeu indépendant mais plutôt de l’autre « coté » du jeu vidéo comme l’indique son nom. Il faut ainsi comprendre tous ces jeux dont on ne parle pas/peu/pas assez, ce qui inclut donc bon nombre de jeux indépendants. Toujours à la pointe de l’actualité que ce soit au niveau des news ou des tests toujours très justes, vous découvrirez toujours quelque chose après vous être rendu sur GSS.

Get Indie Games est un site au concept simple, mais tellement innovant et génial. En effet, ce site vous propose chaque jour de découvrir un nouveau jeu indépendant au travers d’une description, d’un lien vers un test mais aussi d’un magnifique artwork et parfois d’un concours afin de remporter le jeu à l’affiche. Un très bon site pour découvrir de nouveaux jeux ou changer son fond d’écran.

Playitlive se désigne plus comme un blog qu’un site (même si entre nous, je vois pas la différence) mais ça ne l’empêche pas d’être d’un niveau professionnel. En effet, vous retrouverez dessus des previews et tests de beaucoup de jeux indé (mais pas que) ainsi que des news. Mais surtout, une émission est organisée tous les dimanche dans laquelle vous pouvez retrouver pleins de trucs (de l’actu, des invités, un focus sur un jeu en particulier) mais aussi et surtout un jeu joué en live, qui est assez souvent un jeu indépendant.

Barre de Vie est un site généraliste, traitant de consoles et de pc. Mais, contrairement à tous les autres « gros » sites généralistes, barre de vie ne se contente pas de parler des jeux que tout le monde connaît mais vous fait aussi découvrir de très bons jeux indépendants à travers des tests très bien écrits (les deux rédacteurs du site le sont aussi dans le supplément de Canard PC, Console Magazine, autant dire que c’est pas de la merde), des news toujours à la pointe de l’actualité et bien plus encore. A suivre absolument, pour tout ce qui concerne jeu vidéo en général.

Bref, je vous conseille de suivre de près ces cinq sites qui sont, pour moi, les meilleurs du net français en ce qui concerne le jeu indépendant.

 
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Publié par le 18/01/2012 dans Les liens à avoir en favori

 

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[Concours] Joyeux noël indépendant !

Et oui, c’est bientôt Noël. Alors pour fêter cela, j’ai décidé d’organiser un petit concours qui vous permettra de gagner des jeux indépendants chaque jour avant Noël. Il y aura donc 7 concours d’environ 24h – moins si j’oublie/je peux pas poster à minuit –  avec chaque jour plusieurs jeux. Afin que cela soit plus simple, la seule façon de participer sera de tweeter le message indiqué en fin d’article, une fois par jour où vous souhaitez participer.

Et nous finissons donc avec le concours du Dimanche 25 Décembre. Pour aujourd’hui, les jeux à gagner sont :

  • Humble Bundle 4
  • Beat Hazard Ultra
  • Saira
  • Eufloria
  • AaaaaAAaaaAAAaaAAAAaAAAAA!!! for the AwesomeOIO
  • Dungeon Defenders

A savoir que ce sont des clés Steam pour les versions PC des jeux. Le message à tweeter est le suivant :

Je participe au dernier #concours de @__Ripper afin de gagner un jeu indépendant ! http://wp.me/p1TqOl-4Q
J’arrêterai le concours aux environs de minuit (plutôt un peu avant histoire de faire le tirage) d’aujourd’hui le Dimanche 25 Décembre, donc n’attendez pas trop avant de participer.
 
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Publié par le 19/12/2011 dans Concours

 

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La même chose, toujours la même chose.

Se lever, petit-déjeuner, aller en cours, manger, se coucher, se lever, petit-déjeuner, aller en cours, manger, se coucher, se lever, petit-déjeuner, aller en cours, manger, se coucher.

Every day the same dream est un jeu totalement gratuit, développé en six jours par un studio indépendant : Molleindustria. C’est un jeu d’un type plutôt original, se rapprochant en effet bien plus d’un film interactif que d’un jeu indépendant. Les graphismes du jeu sont plutôt simples, mais je trouve la direction artistique plutôt jolie. L’unique musique du jeu est tout autant magnifique. Quant au gameplay, vous ne trouverez pas plus simplifié : les flèches gauche et droite pour aller dans ses sens et espace pour interagir. Dans Every day the same dream, vous incarnez un personnage qui vient de se réveiller et doit aller travailler, vous allez donc traverser sa maison, prendre la voiture et aller jusqu’à votre poste de travail.

Aux premiers abords, il semble se répéter sans arrêt, sans aucune variation. Malgré l’entraînante et addictive mélodie, le jeu semble ennuyant au possible. Mais ce n’est pas le cas. Le jeu est en effet une critique plutôt subtile de la société et du monde du travail. Ainsi, au fil de vos parties (et surtout, au gré de votre curiosité), certains évènements viendront rompre la monotonie de votre vie. Une fois tous ces évènements déclenchés, vous aurez accès à la fin du jeu qui est assez… déroutante. Bref je ne vous spoile pas et je vous invite fortement à jouer à ce jeu qui est véritablement marquant et sublime en vous rendant ici.

Surtout que ça ne vous prendra que quelques minutes, vous pourrez ensuite retourner à votre monotone et répétitive vie.

 
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Publié par le 13/12/2011 dans Avis, Découverte, Jeux Vidéo

 

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