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Archives de Catégorie: Débat

Un jeu indé ? C’est quoi ça ?

Allez, faites genre que vous savez !

Bah ouais, j’en parle depuis un loooong moment sur ce blog – depuis le début ? Un peu après ? J’en sais rien et c’est pas important en fait – et j’y joue depuis un moment aussi – le jeu indépendant n’est pas arrivé avec Minecraft, sisi je vous jure ! – mais je n’avais jamais réellement expliqué ce que c’était. Parce que, quoi qu’on en dise, le terme de « jeu indépendant » est plutôt vague et diffère d’une personne à l’autre. Bien sûr, un tas de sites l’ont défini avant moi, mais j’avais envie d’en parler moi aussi – surtout parce que j’ai eu une conversation à ce sujet et que sur Twitter, bah c’est un peu galère. Et puis comme j’aime pas faire les choses normalement, je vais créer un deuxième personnage anonyme qui balancera des définitions que je pourrais contredire. Et ouais, j’suis un fou dans ma tête moi !

Un jeu indépendant, c’est un jeu où les développeurs sont autofinancés et/ou n’ont pas  besoin de publisher (éditeur).
 

Si on suit cette définition, des boîtes telles que Ubisoft, Activision, Nintendo, Sega, etc… sont des développeurs indépendants. Ils correspondent bien à la définition : ils ont assez de budget pour s’autofinancer et sont à la fois développeurs (possédant divers studios internes ou externes certes) et éditeurs. Oui, on a un peu de mal à imaginer que des grosses licences comme Mario ou Call of Duty puissent être des jeux indépendants, ils ne sont d’ailleurs pas considérés comme tels (et à juste titre). A contrario, il y a des jeux considérés comme indépendants qui ne correspondent pas non plus à cette définition. Rien que pour l’autofinancement, il y a diverses choses qui permettent à un développeur indépendant de faire son jeu sans se ruiner : le crowdfunding bien sûr (tous ces trucs du genre Kickstarter où c’est le joueur qui paie) mais aussi les concours comme le Dream Build Play (organisé par Microsoft) avec du cash à la clé. Mais, bon nombre de jeux considérés comme indépendants ont aussi profité d’un éditeur. Trine 2 avec Atlus, Bastion avec Warner Bros Games, Magicka avec Paradox Interactive, etc etc… oh et puis au passage, Mojang (les développeurs de Minecraft) sont eux-mêmes devenus éditeurs avec des jeux comme Cobalt. Reste que la plupart des jeux indépendants sont publiés par les développeurs et souvent autofinancés (d’où le fait qu’on leur donne cette définition).

Un jeu indépendant, c’est un petit jeu moche et original qui est moins connu et vendu.

Pour celui-là, ça va aller plutôt vite. La plupart des jeux indépendants sont en effet des « petits jeux » du fait d’un budget moins élevé que les jeux des grands éditeurs. Je dis bien la plupart, car il existe de « gros jeux » qui restent indépendants, même s’ils ne font pas foule (Amnesia a la technique d’un gros jeu par exemple). Les jeux indépendants sont aussi souvent définis comme des jeux « originaux  » (du moins plus que les jeux des gros éditeurs). Mais s’ils sont définis comme ça, c’est parce que les jeux indépendants les plus connus le sont car ils sont originaux, justement. Ceux qui ne le sont pas et sont de vagues copies très fortement inspirées (ça pullule sur le XBLIG par exemple) sont moins appréciés et moins mis en valeur, donc on en parle pas forcément mais ils sont bien présents. De plus, il y a des jeux de gros éditeurs qui sont originaux eux aussi : Child of Eden, Catherine, Mirror’s Edge, Portal et j’en passe. Enfin, pour le fait qu’ils soient moins connus et moins vendus, je ne suis pas d’accord non plus. Alors oui, beaucoup d’excellents jeux indépendants restent inconnus de beaucoup. Alors oui, les jeux indépendants n’atteignent pas tous le million de ventes. Mais, on l’a récemment vu avec Minecraft, un jeu indépendant peut connaître un grand succès que même certains gros éditeurs jalousent. Qui ne connaît pas Minecraft de nos jours ? Ou encore des jeux tels que Limbo, les Trine , BastionWorld of Goo  Alors oui, la plupart restent inconnus du grand public mais le jeu indépendant reste un marché relativement de niche, vu que la plupart des jeux ne sont pas faits dans une optique grand public (encore une fois, ça existe quand même).

Un jeu indépendant, c’est un jeu développé par deux mecs dans un garage.

Encore une fois, c’est possible mais ça n’englobe pas tous les jeux indépendants. Certes, il y a beaucoup de jeux indépendants développés par une ou deux personnes. Certes, la quasi-totalité des jeux indépendants sont développés par de petites équipes. Il y a par exemple Mojang (oui encore eux, mais bon) ou thatgamecompany qui est composé d’environ une quinzaine de personnes et disposent de leurs propres locaux. Mais ce ne sont pas les seuls, loin de là, même si ça reste une définition plutôt véridique pour une grande partie des jeux indépendants. Enfin, je pense pas que les développeurs soient très bien installés dans leur garage, quitte à choisir je pense que leur lit/canapé est plus confortable.

 

Bah, c’est quoi alors ?

Je dirais qu’il n’y a pas tellement de véritable définition du jeu indépendant, en fait – ce qui nique tout l’intérêt de mon article, autofrag spotted. Bah oui, parce que toutes les définitions citées précédemment sont fausses et vraies à la fois. La plupart des jeux indé sont bien autofinancés, mais il existe de nombreux moyens qui permettent le contraire tout en restant indépendant. Ils sont bien édités, distribués, publiés, etc par les développeurs eux-mêmes pour la majorité, mais d’autres ne le sont pas alors que de gros éditeurs le sont aussi. Ils sont bien originaux aussi, pour les plus connus, mais de nombreux jeux indépendants sont de vagues copies, et de nombreux « gros jeux »  sortent à leur tour des sentiers battus. Ils sont bien moins connus et vendus, mais c’est un peu le genre qui veut ça, surtout que le secteur connaît aussi sont lot de succès. Ce sont bien principalement des « petits jeux » , mais certains rivalisent aisément avec les gros jeux (niveau technique, qualité, artistique, tout). Les équipes développant des jeux indépendants sont bien réduites, mais il en existe aussi qui sont un peu plus nombreux et possèdent leurs propres bureaux. J’ai tendance à penser, comme Sticky DPad, que le jeu indépendant est un jeu créé avec une totale liberté de création et que les éventuels ajouts venant de personnes extérieures doivent être des suggestions que les développeurs trouvent bien, et non pas des demandes ou des choses à inclure obligatoirement. Au final, c’est plus un état d’esprit, une manière de penser qu’un véritable statut, un jeu indépendant. Pour résumer simplement tout ça, je terminerai par une jolie phrase venant – encore une fois – du studio Sticky DPad :

« Quite simply, if you are creating the game you want to create, your indie. »

 
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Publié par le 17/03/2012 dans Débat, Réflexion

 

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Débat #1 : Assassin’s Creed : Revelations, un 2.75 ?

Et oui, encore une nouvelle section, mais j’aime ça. Et puis celle là est un peu plus « spéciale », étant donné qu’elle ne se limitera pas aux articles que je posterai et écrirai (dans l’autre sens par contre) mais que vous serez aussi fortement invité à « prolonger » l’article, que ce soit dans les commentaires ou même sur Twitter. Bref, une section où je lancerai des débats auxquels – j’espère – vous participerez.

Et ce premier débat portera sur Assassin’s Creed : Revelations et plus particulièrement son statut, c’est-à-dire le fait qu’il soit un nouvel épisode ou un vulgaire 2.75. Mais pour considérer ACR comme un 2.75, il faudrait tout d’abord considérer son précurseur, Brotherhood, comme un 2.5. Et là il y a beaucoup moins matière à débat, c’est un fait accompli qu’il n’en est pas un. Les nouveautés de Brotherhood sont en effet bien plus nombreuses, utiles et jouissives que celles apportées par le second opus. Je ne les rappellerai pas ici, ce n’est pas le sujet. Mais dans ce cas, ACB n’étant pas un 2.5 mais un opus à part entière, comment le considérer ? J’aurais tendance à faire un autre découpage qui semble être celui d’Ubisoft, considérant AC2 comme le premier opus d’une trilogie à l’intérieur de la trilogie originale – vous suivez j’espère – une sorte de triloginception si vous voulez. ACB serait donc le deuxième opus de cette même trilogie, celle d’Ezio. La véritable question serait donc, ACR est-il le troisième opus de la trilogie d’Ezio ou bien un 2.5 (donc par rapport à Brotherhood).

Tout d’abord, faisons un tri des nouveautés apportées par Revelations, pour voir ce qui est utile, jouissif ou tout simplement pour virer les trucs qui n’apportent rien. Tout d’abord, comme chaque opus, le jeu apporte la suite du scénario, que ce soit pour Desmond ou Ezio. Pour ce dernier, ça finit tout simplement son histoire et ça avance plutôt bien celle de Desmond. Le jeu apporte aussi des brides de l’histoire d’Altaïr avec des scènes vraiment sympathiques d’autant plus que c’est un des personnages les plus charismatiques que j’ai vu. Qui dit nouveau scénario, dit nouvelle ville et le jeu prend donc place à Constantinople. La ville est certes plus petite que Rome (ACB) mais elle reste magnifique, sûrement ma préférée de la série à ce jour. Mais, le gameplay est sûrement le plus important et ce qui compte le plus. En termes de mécaniques de jeux, Revelations est loin d’être en reste à ce niveau là.

Première nouveauté, le crochet. Aux premiers abords, c’est juste un remplaçant du gant d’escalade introduit dans Brotherhood, permettant de grimper plus vite. Il permet aussi de sauter un peu plus loin en s’accrochant à certains éléments du décor, mais encore une fois c’est assez mineur. Non, le meilleur du crochet c’est sûrement toute la panoplie de mouvements qu’il apporte : l’esquive au crochet, le vol de représailles (pas sûr du nom, le fait de voler un ennemi lorsqu’il attaque), le fait de plaquer l’ennemi au sol (ça remplace les plaquages de Brotherhood, mais je trouve ça plus classe), le sorte de saute-mouton (sauter au dessus de l’ennemi en le projetant au sol) et l’effondrement des échafauds en passant à côté (ça paraît rien, mais attirer les gardes à côté et le faire tomber sur leur gueule c’est diablement jouissif).

Seconde nouveauté, les QG. Enfin, nouveauté… ceux-ci prennent tout d’abord la même allure que dans Brotherhood avec une ville sous les mains de l’ennemi, mais avec quelques variations. Tout d’abord, le QG peut être attaqué à tout moment (enfin, ça va avec une barre de « réputation » qui varie selon les actions contre les templiers)  tant qu’un Maître Assassin ne le dirige pas. De plus, lorsque vous allez défendre votre QG, un tower defense se déclenche. Alors oui, ce n’est pas le meilleur tower defense du monde, mais il est assez sympathique et offre de la diversité.

Mais le plus important, ce n’est pas ça mais assurément le système de bombes. Celui-ci permet un bon nombre de combinaisons toutes plus utiles les unes que les autres : faire diversion, se cacher, ralentir l’ennemi, le tuer, l’empoisonner, l’attirer quelque part, l’immobiliser afin de mieux le tuer, etc… et c’est sûrement la méthode de meurtre la plus tactique et jouissive de toutes celles présentes dans la série. Surtout quand on combine toutes ces bombes. On peut ainsi utiliser une certaine bombe afin d’attirer des gardes à côté d’un échafaud où on aura au préalable placer une bombe chausse-trappes pour les empêcher de s’enfuir. Et on pourra ainsi terminer le travail en passant en courant et en faisant écrouler l’échafaud sur eux. Ou en leur lançant des couteaux. Ou en les poignardant à la lame secrète. Ou en leur lançant une bombe explosive/empoisonnée. Il y a une infinité de possibilités qui n’ont de limite que votre imagination.

Et bien sûr, il y a le multijoueur. Introduit dans Brotherhood, celui de Revelations est le vrai multijoueur, ce à quoi il aurait du ressembler dès le début. Il est enfin rééquilibré, les capacités s’obtiennent au bon moment, le skill comptera plus que le level par exemple. Et surtout, la discrétion est récompensée alors que courir dans tous les sens est sanctionné. De nouveaux modes de jeu tout simplement géniaux (que ce soit l’Assaut de Reliques ou le mode Corruption) ont été ajouté, diversifiant le jeu.

Pour moi, Revelations n’est certes pas l’opus le plus innovant de la série mais il n’est pas non plus un 2.75 ou un 2.5 de Brotherhood ou n’importe quoi d’autre, c’est un opus tout à fait complet. Mais j’attends vos arguments pour éventuellement me faire changer d’avis, c’est pour ça que je poste ça dans une section Débat.

 

 
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Publié par le 28/12/2011 dans Débat

 

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