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The Newsroom : coucou maman je passe à la télé !

The Newsroom, c’est un peu la série phare de l’été, la série mainstream, celle dont tout le monde parlait pendant sa diffusion (de la fin du mois de juin à la fin du mois d’août donc). Mais moi j’avais d’autres séries à regarder, donc je ne m’y suis mis que récemment. Et autant dire que si j’ai bien aimé la série, je ne comprends pas pourquoi tout le monde en a autant parlé. The Newsroom c’est la série qui aurait pu être parfaite, mais qui va inclure des intrigues dont tout le monde se fout et qui viennent casser le rythme, la tension et tout le génie qu’on avait pu apercevoir. Mais en fait je vais commencer par vous dire en quoi c’est une série géniale avant de parler des points faibles (selon moi tout du moins…).

La série tourne autour de la rédaction d’un journal télévisé sur la chaîne ACN (Atlantic Cable News) dont le présentateur, Will McAvoy, ne laisse paraître aucune opinion, étant sympa avec les politiciens de tous les partis. Mais un jour, pendant une séance de questions/réponses, il croit voir une certaine femme et s’emporte sur une étudiante, se moquant d’elle et affichant son opinion en public, s’emportant en répondant que non, les Etats-Unis d’Amérique ne sont pas le meilleur pays du monde, ce qu’il démontre dans un long et magnifique discours. Après quelques semaines de vacances, on lui annonce que la plupart de son équipe est partie pour une nouvelle édition de l’émission suivante, le 22h. Mais personne ne peut les blâmer : Will n’est pas vraiment la meilleure compagnie au monde, ne connaissant le nom d’aucune des personnes travaillant pour lui, hurlant sur tout le monde sans arrêt. Mais voilà que le directeur de la branche information lui annonce qu’il a engagé une nouvelle productrice exécutive en son absence, et pas des moindres : Mackenzie McHale, ex-compagne de Will et la femme qu’il avait cru voir dans le public. Dès lors, une nouvelle formule du News Night va être produite, changeant au passage le comportement du présentateur star…


L’histoire de base, le concept même de la série est, je trouve, totalement génial. C’est énormément intéressant de suivre un journal télévisé depuis les coulisses, de voir comment il est créé et défini, comment les sujets sont choisis et développés, comment ça se passe dans l’oreillette du présentateur, etc… surtout que la série reprend les évènements les plus importants  aux Etats-Unis d’Amérique des années 2010 et 2011 (l’explosion de Deepwater Horizon, WikiLeaks, les élections législatives américaines, de nouvelles lois, la mort d’Oussama Ben Laden…). Alors oui, The Newsroom n’est pas des plus réalistes, oui la vérité est arrangée pour que tout concorde avec les projets de notre chaîne favorite, qu’ils réussissent à être les premiers à diffuser l’information tout en étant ceux qui en parlent le mieux, faisant passer le reste des journalistes du monde pour des incapables. Mais ça reste vraiment plaisant à regarder, après tout c’est bien du divertissement et non de l’information, la vérité importe peu tant que ça reste crédible et remplit son rôle premier. Et c’est le cas. La mise en scène est parfaite, le format est génial, on serait presque passionné par un journal télévisé (que je ne regarde personnellement pas, trouvant ça d’un ennui…). Si ça perd parfois en intensité et que certains épisodes sont quand même largement au-dessus (surtout le premier, après c’est peut-être l’effet de découverte), on est rapidement pris dans la série et les cinquante minutes de chaque épisode (voir l’heure pour le premier et le dernier de la saison) passent extrêmement vite. A vrai dire, la saison complète de The Newsroom m’a paru plus courte que les trente minutes du premier épisode de Weeds, mais c’est une autre histoire.

Mais à travers ce journal télévisé parfait que va devenir News Night, la série est aussi une critique de plusieurs aspects de la société américaine. Il y a bien sûr la première tirade de Will qui décrit les problèmes du pays sans développer plus que ça. Mais il y a aussi la critique des magazines people à travers le magazine TMI, la critique des journalistes payés pour ne pas poser les questions gênantes ou parler en mal de certains politiciens, les politiciens fictifs sur lequel notre présentateur favori va justement se déchaîner, soulignant de réels problèmes, de même que les problèmes économiques évoqués dans la rubrique économie de l’émission. Ces différentes critiques du système américain s’intègrent parfaitement à la série, parvenant à ne jamais être lourdes même quand c’est sur un sujet spécifique (je ne connais personnellement rien, mais alors rien du tout en politique ou en économie et ça m’a paru parfaitement compréhensible). Je suppose que l’humour présent dans les dialogue aide beaucoup, celui-ci n’étant jamais lourd non plus, et toujours assez drôle sans non plus vous faire exploser de rire derrière votre écran. A vrai dire, le personnage de Mackenzie doit être celui qui apporte trois quart des situations humoristiques.

Tout tourne autour du personnage principal, ses problèmes, ses actions, ses apparitions font quasiment tout l’intérêt de la série et le principal de l’intrigue de celle-ci. Les autres personnages, à l’exception de certains, ne sont pas des plus charismatiques. Il y a Mackenzie McHale bien sûr, dont la relation avec Will et ses énervements répétés sont plutôt sympathiques. Jim Harper, producteur délégué, est plutôt attachant lui aussi, de même que Maggie Jordan la productrice associée. Charlie Skinner, le directeur de la branche information, est plutôt bien foutu aussi (dans le sens psychologie, actions, comportement, scènes hein), ainsi que l’analyste financière Sloan Sabbith (bon elle, elle est très très bien foutue dans le premier sens auquel vous avez pensé). Et enfin il y a mon petit préféré, Neal Sampat qui est le gestionnaire du blog de Will et qui me fait beaucoup penser à Abed de Community (en beaucoup moins génial bien sûr). Les autres personnages n’ont soit pas de nom, soit je les ai oubliés tant ils sont inintéressants au possible.

Et là vient le premier problème. Si Will est extrêmement fouillé, pratiquement vivant et plutôt charismatique, il est bien le seul. Les autres personnages sont plats, ils existent dans le vide, n’ont pas de famille (le père de Will est rapidement évoqué et responsable de bon nombre de choses), pas de vie, pas d’intrigues, pas de passé (sauf quand il est commun à celui de Will) rien. Ils travaillent pour News Night, ils interagissent avec Will et c’est tout. Enfin non, pas vraiment. Il y a aussi tout un tas d’amourettes entre les personnages. Un triangle puis carré (voir pentagone, enfin c’est compliqué) amoureux (ça sonne mieux avec triangle, je sais) où deux personnes se savent amoureuses l’une de l’autre mais préfèrent rester avec leur autre compagnon. L’histoire entre Will et Mackenzie sans cesse évoquée mais qui n’évolue jamais. Neal et sa petite amie qu’on voit deux-trois fois sans qu’elle ne serve à grand chose. Si ces amourettes sont censées apporter de la consistance aux personnages, ça n’en est rien. Elles ne font qu’apporter énormément de niaiserie à la série et, surtout, de looooooongues scènes vraiment pas géniales qui ne font que casser le rythme et baisser la qualité générale des épisodes et de la série même. Je ne suis pas contre ajouter des histoires d’amour, mais il aurait été préférable qu’elles soient au moins réussies et ne sortent pas du monde des Bisounours. Parce que je sais pas vous, mais deux personnes qui sont « ensemble » sachant qu’ils passent leurs temps à rompre et se remettre ensemble, une personne qui trois ans après (puis quatre ans avec l’avancement de la série) est encore dépressif suite à la tromperie de sa copine, une personne dont la copine n’existe que très rarement (il travaille tous les week-ends, tard le soir ? Aucun problème !), deux personnes tombant amoureuses mais continuant à sortir avec d’autres… ça ne me paraît ni très réel, ni très passionnant. Alors oui il y a sans cesse la question de « vont-ils se remettre ensemble omg peut-être maintenant« , mais c’est juste ennuyeux.

Et tant qu’on parle du monde des Bisounours, il n’existe pas seulement en amour dans The Newsroom. Il y a les projets de Will et de Mackenzie qui fonctionnent sans arrêt, qui continuent à avoir de l’audience alors qu’ils étaient censés privilégier la qualité (et qu’ils le font), sachant que quand le nombre de téléspectateurs descend, il remonte facilement. Il y a une intrigue qui aurait pu être plutôt intéressante et qui, sans spoiler, ne revient qu’une fois sans vraiment être concrète parce que le monde il est beau et tout le monde il est gentil. Des menaces qui deviennent une partie très importante de l’intrigue mais qui ne finissent jamais par se concrétiser. Un homme qui sort de nulle part avec une solution miracle. Une personne ayant changé d’émission mais travaillant sur les deux en étant payé pour une seule. On aimerait vraiment que News Night soit réel, qu’on puisse avoir Will McAvoy dans notre télé tous les soirs, mais ce n’est qu’une utopie, quelque chose du genre ne marcherait malheureusement jamais dans notre réalité.

Reste que, pour combler ce manque, vous pouvez toujours regarder The Newsroom. Je n’ai pas l’impression d’avoir vraiment réussi à retranscrire à quel point c’est bien, surtout avec toutes mes critiques sur une grosse part de la série, mais c’est vraiment quelque chose de passionnant et de prenant, surtout qu’il n’y a qu’une dizaine d’épisodes et que la prochaine saison ne sera pas là avant une bonne année. En parlant d’elle, je ne l’attends pas vraiment à vrai dire et je pense que c’est fortement dû à la fin de cette première saison. Sans vous spoiler, celle-ci est juste une fin heureuse, à part deux/trois trucs il n’y a pas vraiment grand chose de nouveau qui arrive, il n’y a pas de fin sur une éventuelle nouvelle intrigue, de cliffhanger, de quelque chose qui donne envie de voir la suite immédiatement. Alors c’est peut-être le cas de beaucoup de séries, je ne sais pas trop, mais moi je regarde énormément de séries jouant sur ça, ce qui fait que j’ai l’habitude de beaucoup attendre les prochaines saisons, voir les prochains épisodes. Enfin, on verra bien si la deuxième saison parviendra à garder tout ce qui était passionnant dans la première tout en corrigeant les multiples histoires amoureuses qui ne sont peut-être pas si mauvaises que ça, mais qui font pâle figure face au reste.

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Publié par le 04/09/2012 dans Avis, Séries TV

 

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Downton Abbey : à la découverte de la campagne anglaise du XXème siècle

J’ai commencé à regarder Downton Abbey sans grande attente : j’avais besoin de me mettre à une nouvelle série, celle-ci ne contient pour l’instant que deux saisons plutôt courtes (un peu plus d’une quinzaine d’épisodes) et j’en ai entendu beaucoup de bien un peu partout. Et puis c’est une série à la fois historique et british, ça ne peut être qu’agréable à regarder.

Au début, c’est resté comme quelque chose de juste sympathique mais pas exceptionnel dans ma tête. Le genre de série qu’on apprécie sur le moment mais auquel on ne pense pas sans arrêt, se demandant ce qui va se passer ensuite, repensant à ce qu’il s’est passé dans l’épisode qu’on vient de voir. L’intrigue n’est pas des plus passionnantes et une intrigue générale n’est pas vraiment présente du début à la fin de chaque saison (même si certains thèmes principaux restent, notamment l’héritage du domaine, le mariage de Mary et la guerre) de même que le scénario qui n’est pas vraiment exceptionnel. A vrai dire, tous les personnages ou presque sont des gentils et ils vivent juste leur vie dans ce petit monde au gré de l’histoire du monde et des choses qui leur arrivent.

Mais, si Downton Abbey est une série géniale, c’est pour d’autres raisons. Il y a tout d’abord l’époque et le contexte historique. La première saison commence en 1912, avec le naufrage du Titanic, et ira jusqu’à 1914, avec le début de la Première Guerre Mondiale, tandis que la seconde couvrira toute cette guerre et même plus en allant jusqu’à 1920. L’ambiance est splendide, tout autant que les décors : on prend plaisir à admirer cette immense maison et ses jardins ainsi que le village où elle se trouve. La campagne anglaise du début du XXème siècle est terriblement accrocheuse, donnant envie d’y déménager et de ne jamais la quitter, si seulement le voyage dans le temps était possible (ou du moins accessible à tous…). Maintenant que j’ai parlé des choses qui fâchent et des choses qui subliment, on peut passer à l’important : les choses qui vous font crier au génie.

Le point fort de Downton Abbey, c’est sans contexte ses personnages. Tous joués à la perfection par de très bons acteurs, chacun des personnages est unique, travaillé et réussi. Ils ont tous un rôle à un moment ou un autre, leur moment de gloire ou de déchéance, leur histoire d’amour ou de haine, une intrigue autour d’eux bref. Les personnages ont tous un passé, une famille (qu’elle soit en vie ou décédée), des secrets et surtout des relations entre eux, que ce soit entre maître et servant ou entre personnes de même classe (mais c’est surtout quand les classes sont mélangées que c’est le plus excellent, notamment à cause des valeurs de l’époque). Les personnages deviennent vivants à un tel point qu’on se retrouve à ressentir des sentiments pour eux : on en tombe amoureux (la sublime et touchante Anna ou l’attachant Matthew), on les plaint (le pauvre Mr Bates, la malchanceuse Edith ou la douce Lavinia), on les méprise (les odieux Thomas et O’Brien tellement bien joués qu’on a envie de leur mettre des claques), on les craint (le vil Sir Richard), on les admire (les dévouées Isobel et Sybil), on se moque (le prétentieux Branson)… bref, je ne vais pas citer tous les personnages (même si je n’ai pas encore donné tous mes préférés !), mais on ressent quelque chose pour chacun d’eux, ils ont tous cette magie et cette humanité.

De plus, les réalisateurs de la série n’hésitent pas à jouer avec ces sentiments : empêcher un bon nombre de personnages d’être heureux que ce soit à cause d’eux-mêmes ou d’autres personnages, placer les personnages les plus attachants dans des situations tristes, faire mourir ceux qui étaient dans la catégorie des plus à plaindre et non ceux que le spectateur avait tendance à mépriser… De plus, la personnalité des personnages change au fil des années (contrairement à leur physique qui reste le même et ne change pas du tout en 8 ans, enfin ça ferait surement bizarre vu qu’on passe parfois une année ou plus entre deux épisodes), certains voient leur comportement s’adoucir tandis que la guerre change bon nombre de personnages, traumatisant certains tout en permettant à d’autres de prendre leur indépendance et de vivre une vie totalement différente. Car oui, les personnages vivent selon le contexte, selon les évènements historique qui se passent dans le monde de l’époque, selon les diverses avancées technologiques (l’électricité, le téléphone…), selon les modes et les traditions de l’époque. En parlant de ça, les divers costumes sont vraiment magnifiques, je me suis souvent retrouvé à faire ma blogueuse mode pendant que je regardais la série, bavant à chaque nouvel habit des personnages. Et puis bien sûr, il y a les répliques et les dialogues tous aussi parfaits que les personnages les prononçant. Même si elles sont toutes plutôt bien écrites, j’avoue avoir une préférence pour celles de Violet Crawley (jouée par Maggie Smith) et ses répliques cinglantes, sarcastiques et ironiques qui peuvent à elles seules provoquer des fous rires devant vos écrans (notamment une certaine réplique à ce cher Richard Carlisle… enfin vous verrez !).

Downton Abbey est donc une série que je vous conseille énormément de regarder pour peu que vous ayez un peu de goût. Si ni le scénario ni l’intrigue ne sont transcendant, si vous ne serez pas tenu en haleine entre chaque épisode, si vous n’aurez pas la série dans la tête sans arrêt, les décors, les personnages ainsi que leurs répliques et costumes et l’accent « so british » sont tellement merveilleux qu’ils vous éblouiront de leur génie. En plus, il n’y a pas énormément d’épisodes dans les deux saisons déjà disponibles : vous aurez largement le temps de rattraper votre retard avant le début de la saison 3 qui arrive fin septembre.

 
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Publié par le 31/08/2012 dans Avis, Séries TV

 

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La même chose, toujours la même chose.

Se lever, petit-déjeuner, aller en cours, manger, se coucher, se lever, petit-déjeuner, aller en cours, manger, se coucher, se lever, petit-déjeuner, aller en cours, manger, se coucher.

Every day the same dream est un jeu totalement gratuit, développé en six jours par un studio indépendant : Molleindustria. C’est un jeu d’un type plutôt original, se rapprochant en effet bien plus d’un film interactif que d’un jeu indépendant. Les graphismes du jeu sont plutôt simples, mais je trouve la direction artistique plutôt jolie. L’unique musique du jeu est tout autant magnifique. Quant au gameplay, vous ne trouverez pas plus simplifié : les flèches gauche et droite pour aller dans ses sens et espace pour interagir. Dans Every day the same dream, vous incarnez un personnage qui vient de se réveiller et doit aller travailler, vous allez donc traverser sa maison, prendre la voiture et aller jusqu’à votre poste de travail.

Aux premiers abords, il semble se répéter sans arrêt, sans aucune variation. Malgré l’entraînante et addictive mélodie, le jeu semble ennuyant au possible. Mais ce n’est pas le cas. Le jeu est en effet une critique plutôt subtile de la société et du monde du travail. Ainsi, au fil de vos parties (et surtout, au gré de votre curiosité), certains évènements viendront rompre la monotonie de votre vie. Une fois tous ces évènements déclenchés, vous aurez accès à la fin du jeu qui est assez… déroutante. Bref je ne vous spoile pas et je vous invite fortement à jouer à ce jeu qui est véritablement marquant et sublime en vous rendant ici.

Surtout que ça ne vous prendra que quelques minutes, vous pourrez ensuite retourner à votre monotone et répétitive vie.

 
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Publié par le 13/12/2011 dans Avis, Découverte, Jeux Vidéo

 

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Paris Queue Week : mon avis

Oui parce qu’il faut le dire, il y avait plus de queue que de temps de jeu.

Avant de parler des jeux présents lors de cette deuxième édition du Paris Games Week, je vais parler du salon en général. J’ai trouvé l’ambiance bien moins chaleureuse que l’année dernière, il y avait moins de vie sur les stands – il n’y avait pas de staff sur les 3/4 en fait – et beaucoup moins d’animations. Même le stand Playstation qui était sûrement le meilleur dans ce domaine l’année dernière avec ses goodies par millions, sa scène gigantesque et ses babes présentes sur toute la longueur du stand n’était pas au rendez-vous cette année – bien qu’il remontait un peu le niveau. On retrouvait ainsi une scène minuscule avec 5 goodies et 2 babes ainsi qu’une scène beaucoup moins vivante. De plus, la mentalité des visiteurs était – à mon goût – bien mieux l’année dernière. Tout ce que j’ai vu dans ma journée, c’était des gens qui poussaient leur monde, doublaient sans arrêt et restaient dix ans sur la même borne alors que du monde attendait derrière. Et pour ce dernier point, ce n’est pas entièrement leur faute à mon goût, j’ai trouvé que ça manquait d’organisation de ce côté. Il aurait par exemple fallu mettre des personnes surveillant le temps de jeu, histoire que tout le monde puisse toucher au jeu, et pas lâcher les bornes dans la nature comme c’était le cas. Bref, on passait plus de temps à attendre – debout – qu’à jouer. Tant qu’on parle de jouer, j’aurais préféré plus d’exclusivités au niveau des jeux en fait. Il y avait bien la PSVita avec ses 3h minimum de queue – mais la plupart des jeux présents sur le salon sortaient dans les prochaines semaines ou étaient déjà sortis. Et pour la plupart, j’y avais déjà joué lors de passages en bêta ou autres trucs du genre, mais on mettra ça sur le dos du Playstation Plus. Ce qui est inexcusable par contre, c’était que la plupart des bornes Sonic Generations permettait de jouer… à la démo disponible depuis la semaine dernière sur les plateformes de téléchargement ! Du foutage de gueule. Et puis, c’était quand même beaucoup axé casual gaming. Entre les 42 jeux de danse, les Cooking Mama, les 27 jeux de Fitness et les autres daubes Kinect, ça faisait quand même beaucoup. Bref, passons aux jeux en eux-mêmes.  Attention, dans le paragraphe suivant je ne ferais que me plaindre, il est donc tout à fait dispensable.

Et il y a une chose dont je veux parler même si ce n’est pas de la faute des organisateurs – celle de personne en fait – c’est ma foutue malchance. Deux fois, pour Uncharted 3 et Assassin’s Creed : Revelations, je me suis retrouvé en tête de queue. C’est-à-dire que tout le monde rentre dans la salle… et la dernière place va au mec juste devant moi. Rageant. Ensuite, ma faculté à se pommer. Mais ça, j’en parlerais dans les avis des jeux dans lesquels je me suis pommé – kof kof tous kof kof – un peu plus bas. D’ailleurs, je me demande comment ça se fait qu’aucune console n’ait freezé pendant que je jouais… c’est étrange ça – surtout que des freezes, y’en a eu des tonnes. Bref, je repasse à ce qui intéressera la partie que vous – je pense – attendez le plus : mon avis sur les jeux testés.

Avec un nom très recherché, ce SSX 2012 annonce le retour d’une série culte pour de nombreux joueurs – dont moi. Comme beaucoup je pense, son annonce m’avait fait frémir de plaisir et ce jeu était devenu d’un seul coup un des must-have de la génération. Ne regardant pas souvent les trailers, je n’avais donc rien vu de plus que le trailer annonçant le jeu. Je suis donc arrivé devant la borne en terrain inconnu, ne sachant rien de ce jeu qui était pourtant le retour d’une de mes séries préférées. Et là, c’est le drame. Le jeu n’est pas mauvais en soi non, il est même plutôt joli, avec une ambiance et un design toujours aussi agréable et un gameplay fun qui promet de longues soirées entre amis. Mais voilà, c’est du terrain connu, du déjà vu. A part le fait que son perso ait des supers pouvoirs – assez classe n’empêche, mais pas cohérent – comme le fait de pouvoir remonter le temps afin de réussir sa figure et ne pas se ramasser la tronche dans la neige, il n’y a rien de neuf dans cet opus. En fait, j’ai eu l’impression de ressortir ma PS2, mon SSX 3 et de le lancer – bon, avec un passage en HD. Surtout que j’ai toujours chez moi la PS2 et le SSX 3 en question, je ne vois donc aucun intérêt à acheter cet opus. Et puis surtout, dans la seule map que j’ai faite, j’ai trouvé le level design très pauvre. Pas de grande surprise, on avançait tout droite sur la neige, on prenait deux-trois tremplins en passant et basta. Un jeu en toute somme très classique, différant peu des derniers opus, une déception pour moi donc.

Une des stars du salon, c’était bien sûr Uncharted 3 – et ça se voyait d’ailleurs dans les deux heures de queue pour jouer. Avant de parler du jeu, je parlerais du stand en lui même qui était le plus sympa à mon goût. Avant de jouer au jeu, on nous faisaitrentrer dans un stand fermé – mais malheureusement pas protégé contre les musiques de DanceStar Party – où de jolies demoiselles nous prenaient en otage – et je n’ai vu personne s’en plaindre, d’ailleurs je comprends pourquoi. Puis, on pouvait assister à un joli spectacle entre un Drake et des ennemis, avec au programme quelques acrobaties les menant hors du stand. Les décors étaient d’ailleurs très bien faits, avec des morceaux d’avions qui s’étaient crashés. On nous lâchait ensuite dans le stand, là où on pouvait aller librement choisir de jouer à une démo solo ou multijoueur du jeu. Ayant déjà la bêta multi du jeu depuis plusieurs semaines, je me suis donc tourné vers le solo… là où ma légendaire chance m’a encore joué des tours et où j’ai fini par jouer debout alors que certains étaient assis sur de jolies caisses. Deux niveaux du solo d’Uncharted 3 étaient disponibles : le château et l’entrepôt à cargo – ou un truc du genre. J’ai d’abord choisi le château où j’ai constaté plusieurs choses sur le jeu. Les animations qui étaient déjà très belles en multi le sont encore plus en solo… la preuve en est les flammes qui bougeaient magnifiquement bien dans ce château en flamme. Le corps à corps était aussi très très sympa, avec des combos assez variés et des finish classes – comme dégoupiller la grenade d’un mec pour lui faire péter à la gueule. C’était aussi très impressionnant de voir qu’il n’y avait pratiquement pas de différences entre les cinématiques et les phases de jeu. Par contre, je sais pas si c’est juste sur ce niveau, mais j’ai trouvé ça plus scripté que le second opus, et un peu trop en fait, j’ai pas eu l’impression de beaucoup jouer. Le second niveau était bien moins scripté avec un brin d’infiltration et de course sur les toits mais, le temps étant écoulé, je n’ai malheureusement pas pu terminer ce niveau. Au fait, Elena est toujours aussi belle.

J‘ai aussi joué quelques minutes à Rage – sorti depuis un bout de temps – et c’est le premier jeu où j’ai eu la malchance de me pommer. Enfin non, c’est pas que je me suis pommé, c’est que je suis tombé sur la mauvaise partie du jeu. En une dizaine de minutes voir une quinzaine, j’ai rencontré deux ennemis à tout casser et aucune munition, j’ai donc du me taper les combats aux poings. Le reste, c’était des allers-retours pour remettre une lettre à truc, allez voir si machin va bien et gna gna gna. Pas pu donc me faire d’avis définitif sur le jeu, si ce n’est que j’accroche beaucoup au design.

Un autre jeu déjà sorti auquel j’ai joué, c’est Batman : Arkham City. Et je dois être tombé sur la mission la plus chiante du jeu : je devais me balader dans la ville à la recherche du point le plus froid histoire de trouver le fameux Mr Freeze. J’ai beau avoir tourné dans toute la ville pendant un quart d’heure, je n’ai pas trouvé ce foutu point. Je n’ai donc pas pu essayer les combats de cet opus, mais en tout cas je connais bien le grappin maintenant. Bref, je prendrais sûrement le jeu – enfin il faudrait que je me prenne le premier d’abord – car il m’avait l’air en somme toute très bon malgré mes malheureux déboires.

Il y avait des bornes pour jouer à Assassin’s Creed : Revelations en multijouer mais, ayant joué à la bêta durant toute sa durée, j’ai préféré m’abstenir de faire la queue. Surtout que bon, on ne gagnait qu’un poster, ça aurait été plus j’aurais joué – surtout que je suis assez bon à ce jeu, sans me vanter. J’ai donc préféré aller regarder la présentation du solo par quelques membres du staff Ubisoft, en 3D s’il vous plaît. Et faut avouer que c’est pas désagréable, c’est même plutôt sympa d’avoir un joli panorama de Constantinople avec de la profondeur. Après, j’irais pas mettre des centaines d’euro là dedans, ça reste trop gadget à mon goût – et j’ai trouvé les lunettes pas super confortables. Bref, on est reparti avec un joli poster comme l’année dernière… enfin presque, il était deux fois moins grand cette année. Moi qui voulait refaire la déco de ma chambre, c’est raté.

Et pour finir, j’ai joué à l’excellent Rayman Origins qui a été mon coup de coeur du salon. Le jeu est parfait en tout point : on a de la 2D à l’ancienne renouant avec les premiers Rayman, mais avec une qualité HD qui rend le tout très très agréable pour la rétine. La direction artistique, le design général et l’univers Rayman étant tout trois aussi magnifiques, c’est à mon goût un des jeux les plus beaux existants. De plus, le gameplay n’est pas en reste. C’est très maniable, à la fois simple à assimiler et dur à maîtriser. Et surtout, le fun est là, on s’amuse immédiatement. Je n’ai fait que des parties à quatre joueurs et c’est clairement LE jeu qu’il vous faut si vous comptez passer une soirée jeu vidéo entre potes. C’est assez inspiré de New Super Mario Bros Wii mais avec quelques divergences et – en ce qui me concerne – je préfère l’univers de Rayman, et de loin ! De plus, vous pouvez jouer comme vous le souhaiter. Soit en « coopératif », c’est-à-dire qu’il y a tout plein de passages qui nécessitent que vous vous entraidiez avec vos amis, soit en « compétitif », le jeu vous donnant la possibilité de botter le cul à vos amis et de le tuer de la façon la plus sadique possible. Point notable, on ne s’ennuie pas pendant les chargements : en effet, on se retrouve dans un joli niveau en noir et blanc qui vous scotchera par son design tout simplement splendide. On croirait que le jeu a été dessiné à la main. Bref, un très très bon jeu que je me prendrais pour sûr dès cette fin d’année.

Pour conclure, je dirais que ce PGW a – pour moi – était gâché par les temps de queue vraiment trop longs et par le fait que pour la plupart des jeux présentés, soit j’y avais déjà joué soit ça sort dans quelques semaines. A voir si l’édition de l’année prochaine proposera des jeux qui vaudront vraiment la peine de faire des heures de queue par le fait qu’ils sortiront dans un peu plus longtemps, et pas quelques semaines/mois (voir jours). Je ferais sûrement un article avec quelques photos des goodies récupérés en comparant avec l’année dernière, j’ai bien pris quelques photos du salon mais la qualité est dégueulasse avec mon portable.

 
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Publié par le 25/10/2011 dans Avis, Salons

 

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