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[Test] Bayonetta

02 Mar

Il est toujours temps de parler de Bayonetta.

Bayonetta est un jeu développé par la merveilleuse équipe de Platinum Games, chapeauté par le génie qu’est Hideki Kamiya et édité par le mythique Sega – on sent à peine le fanboy – qui est sorti le 8 Janvier 2010 sur Playstation 3 et Xbox 360. Beat’em all de genre, Bayonetta vous met aux commandes d’une sorcière, éponyme, qui, étant amnésique, devra se battre pour découvrir tous les mystères qui entourent son passé.

Au premier abord, Bayonetta ressemble à n’importe lequel des beat’em all actuels. Mais rapidement, le jeu se distingue de ses concurrents, et ce dans tous les domaines. Le scénario du jeu, pas bien développé, n’est que prétexte à l’humour et la dérision. Car oui, à aucun moment, il ne faut prendre au sérieux l’histoire de Bayonetta. Et on le remarque rapidement avec ses remarques cinglantes envers ses ennemis ou son caractère, que ce soit ses positions toutes plus sexy les unes que les autres ou sa manie de manger des sucreries durant chaque combat. Réveillée au fond d’un lac vingt ans après le début du jeu, la belle sorcière ne sait rien de son passé et va donc se lancer dans une quête afin de découvrir qui elle est vraiment. Comme dans la plupart des beat’em all, ce scénario n’est prétexte qu’à tabasser des hordes d’anges et autres monstruosités. Car oui, si Bayonetta ne peut se vanter d’avoir un scénario plutôt riche, le bestiaire et l’univers du jeu sont quant à eux aussi variés que réussis. Et bien sûr, il est toujours dans la dérision, l’ironie et le second degré.

Des boss titanesques n’ayant rien à envier à God of War sont également de la partie.

Oubliez tout ce que les autres titres du genre vous ont appris : Bayonetta dépoussière le genre en le réinventant. Fini les beat’em all sérieux à l’univers fantastique, fantasy ou mythologique. Bayonetta réinvente la religion et la lutte entre le Bien et le Mal. Ainsi, les anges dirigés par les Sages de Lumen vont désormais s’opposer aux Sorcières de l’Umbra dont fait parti notre héroïne. De plus, les rôles s’inversent : les anges sont désormais des monstres inhumains, loin de la conception de l’être parfait, tandis que les Sorcières de l’Umbra sont des femmes aux formes parfaites et non pas des vieux débris. Bayonetta va encore plus loin avec nombre d’actions, tel que les achèvements, qui la font passer reine du sado-masochisme. Le jeu est aussi doté d’une bande sonore envoûtante au point que Bayonetta risque de vous faire chanter du Fly me to the Moon sous la douche.

Et hop, un p’tit coup de guillotine.

Mais le plus important dans un beat’em all, c’est bien le gameplay. Et c’est justement là qu’est la force de Bayonetta, plus que dans son envoûtante bande-son, plus que dans son sublime design, plus que dans son attrayant univers. Loin des jeux où il suffit de marteler un ou deux boutons pour éliminer ses ennemis, la belle sorcière dispose de tout un arsenal. Tout d’abord, vous pourrez choisir quatre armes, une pour chacun de ses membres, à trouver lors de l’aventure ou à acheter dans une boutique. Ou plutôt huit armes. En effet, ces quatre armes forment une combinaison que vous pouvez coupler à une deuxième et ainsi changer en plein milieu d’un combo. Toutes ces armes permet ainsi au jeu de disposer d’un énorme stock de combos. Certains sont faciles à sortir, d’autres vont requérir plus de pratique et de doigté afin de les balancer dans la gueule de vos ennemis. Mais ce qui est sûr, c’est que chaque enchaînement vous procure une infinie satisfaction. En plus de ça, vous pouvez passer en mode Witch Time en esquivant une attaque au dernier moment. Dans ce mode, les ennemis sont ralentis et vous pouvez ainsi balancer tout ce que vous avez sans être dérangés. Ainsi, il n’y a aucun temps mort. Les combos peuvent être stoppés à tout moment, les esquives lancées même en pleine attaque. Bayonetta est au final extrêmement dynamique et, surtout, rythmé. Vous vous retrouverez rapidement à éliminer vos adversaires au rythme de la musique.

Des scènes plutôt sympathiques comme celle-ci où Bayonetta est sur une moto sont aussi présentes.

En jouant en mode normal, le jeu dure une dizaine d’heures pour être fini avec un challenge plutôt prononcé. Mais le jeu ne s’arrête pas là. En effet, vous retournerez rapidement sur le jeu pour le terminer dans un niveau de difficulté plus élevé ou bien pour améliorer votre score, les gars de Platinum Games étant fan de scoring – et moi aussi. Et si vous êtes collectionneurs, vous trouverez aussi votre bonheur avec les diverses armes à obtenir.

Au final, Bayonetta est un beat’em all joussif à souhait. Disposant d’une difficulté abordable et proposantdu challenge à la fois, il faudra maîtriser le gameplay et les combos pour en venir à bout. En plus de ce gameplay tout simplement parfait, il faut rajouter une bande son, un design, un univers chacun plus sublime que l’autre ainsi qu’un second degré omniprésent et un bon nombre de références et de clins d’oeil.

Le jeu a été testé sur Playstation 3 tandis que les screenshots proviennent de JeuxVideo.com.
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Publié par le 02/03/2012 dans Test

 

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