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Débat #1 : Assassin’s Creed : Revelations, un 2.75 ?

28 Déc

Et oui, encore une nouvelle section, mais j’aime ça. Et puis celle là est un peu plus « spéciale », étant donné qu’elle ne se limitera pas aux articles que je posterai et écrirai (dans l’autre sens par contre) mais que vous serez aussi fortement invité à « prolonger » l’article, que ce soit dans les commentaires ou même sur Twitter. Bref, une section où je lancerai des débats auxquels – j’espère – vous participerez.

Et ce premier débat portera sur Assassin’s Creed : Revelations et plus particulièrement son statut, c’est-à-dire le fait qu’il soit un nouvel épisode ou un vulgaire 2.75. Mais pour considérer ACR comme un 2.75, il faudrait tout d’abord considérer son précurseur, Brotherhood, comme un 2.5. Et là il y a beaucoup moins matière à débat, c’est un fait accompli qu’il n’en est pas un. Les nouveautés de Brotherhood sont en effet bien plus nombreuses, utiles et jouissives que celles apportées par le second opus. Je ne les rappellerai pas ici, ce n’est pas le sujet. Mais dans ce cas, ACB n’étant pas un 2.5 mais un opus à part entière, comment le considérer ? J’aurais tendance à faire un autre découpage qui semble être celui d’Ubisoft, considérant AC2 comme le premier opus d’une trilogie à l’intérieur de la trilogie originale – vous suivez j’espère – une sorte de triloginception si vous voulez. ACB serait donc le deuxième opus de cette même trilogie, celle d’Ezio. La véritable question serait donc, ACR est-il le troisième opus de la trilogie d’Ezio ou bien un 2.5 (donc par rapport à Brotherhood).

Tout d’abord, faisons un tri des nouveautés apportées par Revelations, pour voir ce qui est utile, jouissif ou tout simplement pour virer les trucs qui n’apportent rien. Tout d’abord, comme chaque opus, le jeu apporte la suite du scénario, que ce soit pour Desmond ou Ezio. Pour ce dernier, ça finit tout simplement son histoire et ça avance plutôt bien celle de Desmond. Le jeu apporte aussi des brides de l’histoire d’Altaïr avec des scènes vraiment sympathiques d’autant plus que c’est un des personnages les plus charismatiques que j’ai vu. Qui dit nouveau scénario, dit nouvelle ville et le jeu prend donc place à Constantinople. La ville est certes plus petite que Rome (ACB) mais elle reste magnifique, sûrement ma préférée de la série à ce jour. Mais, le gameplay est sûrement le plus important et ce qui compte le plus. En termes de mécaniques de jeux, Revelations est loin d’être en reste à ce niveau là.

Première nouveauté, le crochet. Aux premiers abords, c’est juste un remplaçant du gant d’escalade introduit dans Brotherhood, permettant de grimper plus vite. Il permet aussi de sauter un peu plus loin en s’accrochant à certains éléments du décor, mais encore une fois c’est assez mineur. Non, le meilleur du crochet c’est sûrement toute la panoplie de mouvements qu’il apporte : l’esquive au crochet, le vol de représailles (pas sûr du nom, le fait de voler un ennemi lorsqu’il attaque), le fait de plaquer l’ennemi au sol (ça remplace les plaquages de Brotherhood, mais je trouve ça plus classe), le sorte de saute-mouton (sauter au dessus de l’ennemi en le projetant au sol) et l’effondrement des échafauds en passant à côté (ça paraît rien, mais attirer les gardes à côté et le faire tomber sur leur gueule c’est diablement jouissif).

Seconde nouveauté, les QG. Enfin, nouveauté… ceux-ci prennent tout d’abord la même allure que dans Brotherhood avec une ville sous les mains de l’ennemi, mais avec quelques variations. Tout d’abord, le QG peut être attaqué à tout moment (enfin, ça va avec une barre de « réputation » qui varie selon les actions contre les templiers)  tant qu’un Maître Assassin ne le dirige pas. De plus, lorsque vous allez défendre votre QG, un tower defense se déclenche. Alors oui, ce n’est pas le meilleur tower defense du monde, mais il est assez sympathique et offre de la diversité.

Mais le plus important, ce n’est pas ça mais assurément le système de bombes. Celui-ci permet un bon nombre de combinaisons toutes plus utiles les unes que les autres : faire diversion, se cacher, ralentir l’ennemi, le tuer, l’empoisonner, l’attirer quelque part, l’immobiliser afin de mieux le tuer, etc… et c’est sûrement la méthode de meurtre la plus tactique et jouissive de toutes celles présentes dans la série. Surtout quand on combine toutes ces bombes. On peut ainsi utiliser une certaine bombe afin d’attirer des gardes à côté d’un échafaud où on aura au préalable placer une bombe chausse-trappes pour les empêcher de s’enfuir. Et on pourra ainsi terminer le travail en passant en courant et en faisant écrouler l’échafaud sur eux. Ou en leur lançant des couteaux. Ou en les poignardant à la lame secrète. Ou en leur lançant une bombe explosive/empoisonnée. Il y a une infinité de possibilités qui n’ont de limite que votre imagination.

Et bien sûr, il y a le multijoueur. Introduit dans Brotherhood, celui de Revelations est le vrai multijoueur, ce à quoi il aurait du ressembler dès le début. Il est enfin rééquilibré, les capacités s’obtiennent au bon moment, le skill comptera plus que le level par exemple. Et surtout, la discrétion est récompensée alors que courir dans tous les sens est sanctionné. De nouveaux modes de jeu tout simplement géniaux (que ce soit l’Assaut de Reliques ou le mode Corruption) ont été ajouté, diversifiant le jeu.

Pour moi, Revelations n’est certes pas l’opus le plus innovant de la série mais il n’est pas non plus un 2.75 ou un 2.5 de Brotherhood ou n’importe quoi d’autre, c’est un opus tout à fait complet. Mais j’attends vos arguments pour éventuellement me faire changer d’avis, c’est pour ça que je poste ça dans une section Débat.

 

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1 commentaire

Publié par le 28/12/2011 dans Débat

 

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Une réponse à “Débat #1 : Assassin’s Creed : Revelations, un 2.75 ?

  1. oxydamlab

    28/12/2011 at 23:28

    Je n’ai pour ma part pas encore joué à Revelations mais j’attendrais qu’il passe à 30€ pour le faire car Brotherhood m’a vraiment déçu. Car contrairement à toi, j’ai trouvé que Brotherhood était AC 2.5 voir 2.1 car à part le multijoueur j’avais déjà une forte impression de déjà vu.

    L’exemple qui le montre le plus et l’armure de Romulus à récupérer en finissant six repères de Romulus, ça ne vous rappelle rien ?, moi si, les 5 tombeaux d’assassin pour avoir l’armure d’Altaïr.
    De plus, Brotherhood va même jusqu’à régresser en nous proposant une gestion de la ville ingérable et qui perd l’aspect « évolution visuel » de la rénovation de Monterigionni.
    J’ai même l’impression qu’on perd un des aspect principal de la saga, l’escalade, en effet Rome est plus construite en largeur qu’en hauteur. On n’a donc plus d’intérêt à grimper sur les toits et on passe par les rues.
    Une des seule nouveautés (solo) est la guilde des assassins mais la gestion est réduite au strict minimum et on rechigne à utiliser nos sbires car ils sont trop puissant et gâche le plaisir de jeu.
    Enfin, le jeu retombe dans ses travers du premier opus avec un scénario hyper séquencé et de nombreuses zones inaccessibles avant un point avancé du scénario. Et perd même face au premier car la méta-histoire (Desmond) est tassé au début et à la fin du jeu.
    Une des choses qu’il faut reconnaître à Brotherhood c’est ses phases d’infiltration très réussi avec un système de die and retry très plaisant.

    Je ne suis pourtant pas pessimistes pour l’avenir car je pense que AC 3 va être une tuerie car, à mon avis, une équipe bosse dessus depuis la sortie du 2, alors qu’une autre équipe ce charge de livrer des Assassin’s Creed chaque année à Ubisoft.

     

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