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[Test] Hydrophobia : Prophecy

20 Nov

Hydrophobia : Prophecy est un jeu d’action/plateforme édité et développé par Dark Energy. Le jeu est sorti sous le nom d’Hydrophobia sur Xbox Live Arcade le 29 Septembre 2010, sous le nom d’Hydrophobia : Prophecy sur PC (dont Steam) le 9 Mai 2011 et, enfin, sous le même nom sur le Playstation Network le 2 Novembre 2011. Pour ceux qui sont abonné au Playstation +, sachez que le jeu est offert cette semaine (Novembre pour ceux qui lisent le test après), sinon vous devrez payer 8€ – bon okey je vous mens, c’est 7€99  – sur le PSN 6€99 sur Steam. A savoir que ce test ne concerne que la version PSN, je sais que la version XBLA est différente (pas de boss de fin, la voix de Scoot et quelques autres trucs) mais je n’en ai aucune idée pour la version PC.

Ne pas tomber, ne pas tomber, ne pas…

Le jeu se déroule en 2051 et le monde va à sa perte. La raison ? La surpopulation. La famine et la pauvreté ont aussi pris le dessus, l’eau est devenue une ressource des plus rares et recherchées, les hommes se battent partout où elle est présente. Mais il demeure un endroit où l’eau n’est pas si rare : le Queen of the World, la plus grosse structure flottante du monde où seul l’élite peut y vivre. Parmi cette élite, il y a NanoCell Corporation qui développe une nanotechnologie qui devrait redonner l’eau au monde entier en transformant les déserts en oasis. Mais, c’était sans compter sur un groupe de terroriste, les néo-malthusiens qui n’ont qu’un seul but : un génocide mondial afin de réduire la surpopulation et de faire en sorte qu’on passe de 9,8 milliards à 500 millions d’hommes vivants sur la planète. Mais c’était sans compter sur Kate Wilson, ingénieur système chez NanoCell Corporation, qui décide d’aller travailler sur le bateau de la société un jour de fête et qui se retrouve transformée en héroïne pour reprendre le bateau des mains des néo-malthusiens avant qu’il ne soit complètement immergée.

 Toujours avoir un MAVI sur soi !

Derrière ce scénario en somme toute classique se cache un jeu d’action et de plateforme en apparence peu original. En effet, le scénario est peu recherché – des histoires de terroristes, c’est un peu la facilité – et n’est pas très bien développé durant le reste du jeu. Et je ne parlerais même pas de la fin en queue de poisson qui est une des pires fins que j’ai vu, sans vouloir vous spoiler. Le gameplay et les mécanismes du jeu sont aussi du vu et du revu un peu partout, on a ainsi les bases du TPS (système de couverture, les gunfight, etc…) mais aussi du jeu de plateforme (de la grimpette à la Uncharted/Assassin’s Creed, de l’équilibre sur des poutres et du saut tout ce qu’il y a de plus classique). Bien que ça reste sympathique, les gunfight sont assez lents et laborieux : les ennemis ne meurent qu’au bout d’un bon nombre de balles alors que leurs armes vous clouent sur place. Quant au corps à corps, il n’y a qu’un seul coup consistant à électrocuter un ennemi au sol ou par derrière (et encore ça fonctionne pas tout le temps), on aurait bien apprécié que notre héroïne puisse utiliser ses bras pour frapper les ennemis. Et c’est là que tout l’intérêt du jeu apparaît : au lieu de bêtement viser vos adversaire, il vous faudra utiliser l’environnement autour de vous pour les éliminer. Les attirer là où vous voulez les faire exploser, attendre qu’ils approchent pour toute faire péter, ce sera votre quotidien. On regrette un peu qu’il n’y ait pas plus de variété dans l’interaction avec le décor mais ça reste joussif de voir les ennemis tomber dans vos pièges. Vous pourrez aussi vous prendre pour Batman à l’aide du fabuleux MAVI, outil vous permettant d’utiliser de nombreux gadgets : du piratage à l’utilisation de caméras en passant par l’ouverture de porte à distance, cela offre des moments de gameplay vraiment sympathiques.

Attention à la vaaaague !

Mais l’originalité et le meilleur du jeu n’est pas là non, il est tout simplement cité dans le titre et dans l’histoire du jeu. En effet, le point fort du jeu : c’est l’eau, et dans tout les domaines. Tout d’abord, le gameplay. Si Kate bougeait déjà très bien sur la terre ferme, vous la confondrez avec une sirène une fois sous l’eau. C’est tout simple, les phases sous-marines sont tout simplement les meilleurs moments du jeu, tant par la nage si simple à contrôler tout en étant complète que par les gunfight subaquatiques qui font sortir le jeu de son classicisme tant par leur originalité que par leur ingéniosité. On se prend au jeu et on se retrouve tel un poisson dans l’eau, se prenant au jeu et nageant dès que l’occasion se présentera. De plus, vous aurez besoin de l’eau pour avancer dans le jeu, que ce soit pour atteindre un endroit plus élevé ou éteindre un feu sur votre passage. Mais si le gameplay dans l’eau est si réussi, c’est parce que Hydrophobia possède la meilleure physique de l’eau jamais vu dans un jeu vidéo. Que ce soit les vagues qui vous repoussent avec un réalisme surnaturel, l’eau qui s’accumule jusqu’à remplir une pièce ou au contraire qui sort de la pièce où elle était accumulée pour en remplir une autre après ouverture d’une porte. Car oui, contrairement à bon nombre de jeux, l’eau passe les portes dans Hydrophobia. Les graphismes du jeu ne sont pas géniaux, c’est même plutôt moche à certains endroits mais il n’y a rien à reprocher à l’eau : celle-ci est parfaitement modélisée et semble vraiment réaliste. On se croirait véritablement en mer. Et les bruitages ne sont pas non plus étrangers à cette impression, on retrouve la même sensation d’ouïe brouillée que si vous mettez la tête sous l’eau, en vérité, il ne manquerait plus que l’odeur et le toucher pour se sentir dans l’eau. Et le fait d’être mouillé aussi, car si on passe les trois quart du jeu en contact avec l’eau, notre héroïne ne se retrouvera jamais mouillée.

Je suis un poissooon euh !

Je l’ai vaguement évoqué dans le paragraphe précédent, le jeu n’est pas très réussi niveau technique. Mais après tout, pour un jeu téléchargeable et à moins de dix euro, on ne va pas se plaindre. Il y a en revanche une chose qui m’a gênée dans la partie technique, c’est la luminosité abusive qui m’a éclatée les yeux le temps de m’y habituer. Mais malgré ce défaut, le jeu n’est pas moche dans tout les domaines, il est même plutôt réussi niveau artistique. Les décors sont vraiment sympas et j’ai beaucoup aimé le character design des personnages (particulièrement Mila et l’héroïne), malgré le fait que les visages soient complètement ratés. Le jeu possède une ambiance propre vraiment agréable à l’oeil et dû en partie à l’eau comme dit plus haut. En dehors du bateau de NanoCell, le Queen of the World reste vraiment joli à regarder. Mais malgré le fait que l’ambiance et le design soient réussi, on s’en lassera rapidement tant le level design du jeu est répétitif. A part la dernière ligne droite du jeu, on se retrouve en effet dans le même environnement durant les cinq heures composant le jeu. On retrouve aussi les mêmes mécaniques, les mêmes énigmes durant tout le jeu. Celui-ci devient donc assez répétitif au bout de quelques heures de jeu, mais le jeu n’est pas assez long pour que cela nous fasse lâcher la manette. Car oui, le jeu ne dure que quatre ou cinq petites heures mais pour le prix qu’il coûte c’est tout à fait honorable. A savoir que le jeu propose un système de score et une salle de défis (où vous devez tout simplement éliminer des vagues d’ennemis) accompagnés de leurs classements online, mais on aurait largement pu s’en passer tant le jeu ne propose aucun replay value de part son level design peu varié. Seul les plus acharnés referont donc le jeu afin de finir en haut du podium et de récupérer tous les documents disséminés dans les trois actes du jeu. Au niveau du challenge, le jeu est plutôt facile au début avant de devenir un peu plus corsé lors du troisième acte, mais rien d’insurmontable.

Je vais te sauver ! (mais je te regarde pas)

D’ailleurs, parlons-en de ce troisième acte. Car oui, je n’en ai pas encore parlé, mais le jeu est assez déséquilibré et la qualité diminue au fur et à mesure que vous avancez dans le jeu. Il y a bien sûr les problèmes de level-design répétitif cités au dessus, mais ce n’est pas tout. Si les deux premiers actes étaient plaisants car vous pouviez vous la jouer intelligent, discret avec une pointe d’infiltration, le troisième est bien plus bourrin et vous vous retrouverez à courir en faisant tout exploser afin d’éliminer vos ennemis et d’avancer. Et je ne parle même pas du twist de fin (que je ne spoilerais pas) qui annihile tout once de discrétion et de jeu intelligent qu’il pouvait rester dans le gameplay, vous avancez, vous butez les ennemis, vous avancez et c’est tout. C’est tout simplement WTFesque – si je puis dire – on ne comprend plus rien ni au gameplay qui devient énormément brouillon, ni à l’histoire qui part dans des choses invraisemblables et incohérentes, gâchant l’histoire certes classique mais non moins sympathique à suivre qui avait été posée au début du jeu. A vrai dire, l’acte 3 est un calvaire, un gâchis pur, il n’aurait jamais du être présent dans le jeu tant il est mauvais par rapport au reste de l’aventure.

Hydrophobia : Prophecy est un jeu à potentiel avec son ambiance attrayante et son eau merveilleuse au niveau gameplay, physique, graphismes, artistique et bruitages. Le jeu souffre malheureusement d’un level-design et de mécaniques répétitifs ainsi que d’un acte 3 totalement raté au niveau gameplay et scénaristique. On espère un deuxième opus exploitant toujours aussi bien l’eau tout en corrigeant les gros défauts de cet opus.

Pour ceux qui sont intéressés par le jeu, vous pouvez participer à mon concours afin de le gagner ici.
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4 Commentaires

Publié par le 20/11/2011 dans Test

 

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4 réponses à “[Test] Hydrophobia : Prophecy

  1. rémy

    20/11/2011 at 18:13

    Un réalisme surnaturel !
    L’eau est parfaitement modélisé !!!
    On se croirait en mer – le jeu ne se passe t-il pas à l’intérieur du Queen of the world ? –
    L’odeur de l’eau !!
    WTF ce test ?

     
    • Ripper

      20/11/2011 at 18:28

      « Un réalisme surnaturel ! »
      Ceci est un oxymore.

      « L’eau est parfaitement modélisé !!! »
      Oui et donc ?

      « On se croirait en mer – le jeu ne se passe t-il pas à l’intérieur du Queen of the world ? »
      Quand je dis ça, c’est-à-dire qu’on se croirait en mer dans la vie réelle.

      « L’odeur de l’eau !! »
      L’odeur de la mer*

      « WTF ce test ? »
      Oui ?

       
  2. Mariah Chan

    20/11/2011 at 23:01

    Superbe test, tu as tout résumé.

     
    • Ripper

      20/11/2011 at 23:07

      J’ai remarqué après coup que j’ai oublié de parler de la traduction, mais je savais pas où le caser. (x

       

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