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Paris Queue Week : mon avis

25 Oct

Oui parce qu’il faut le dire, il y avait plus de queue que de temps de jeu.

Avant de parler des jeux présents lors de cette deuxième édition du Paris Games Week, je vais parler du salon en général. J’ai trouvé l’ambiance bien moins chaleureuse que l’année dernière, il y avait moins de vie sur les stands – il n’y avait pas de staff sur les 3/4 en fait – et beaucoup moins d’animations. Même le stand Playstation qui était sûrement le meilleur dans ce domaine l’année dernière avec ses goodies par millions, sa scène gigantesque et ses babes présentes sur toute la longueur du stand n’était pas au rendez-vous cette année – bien qu’il remontait un peu le niveau. On retrouvait ainsi une scène minuscule avec 5 goodies et 2 babes ainsi qu’une scène beaucoup moins vivante. De plus, la mentalité des visiteurs était – à mon goût – bien mieux l’année dernière. Tout ce que j’ai vu dans ma journée, c’était des gens qui poussaient leur monde, doublaient sans arrêt et restaient dix ans sur la même borne alors que du monde attendait derrière. Et pour ce dernier point, ce n’est pas entièrement leur faute à mon goût, j’ai trouvé que ça manquait d’organisation de ce côté. Il aurait par exemple fallu mettre des personnes surveillant le temps de jeu, histoire que tout le monde puisse toucher au jeu, et pas lâcher les bornes dans la nature comme c’était le cas. Bref, on passait plus de temps à attendre – debout – qu’à jouer. Tant qu’on parle de jouer, j’aurais préféré plus d’exclusivités au niveau des jeux en fait. Il y avait bien la PSVita avec ses 3h minimum de queue – mais la plupart des jeux présents sur le salon sortaient dans les prochaines semaines ou étaient déjà sortis. Et pour la plupart, j’y avais déjà joué lors de passages en bêta ou autres trucs du genre, mais on mettra ça sur le dos du Playstation Plus. Ce qui est inexcusable par contre, c’était que la plupart des bornes Sonic Generations permettait de jouer… à la démo disponible depuis la semaine dernière sur les plateformes de téléchargement ! Du foutage de gueule. Et puis, c’était quand même beaucoup axé casual gaming. Entre les 42 jeux de danse, les Cooking Mama, les 27 jeux de Fitness et les autres daubes Kinect, ça faisait quand même beaucoup. Bref, passons aux jeux en eux-mêmes.  Attention, dans le paragraphe suivant je ne ferais que me plaindre, il est donc tout à fait dispensable.

Et il y a une chose dont je veux parler même si ce n’est pas de la faute des organisateurs – celle de personne en fait – c’est ma foutue malchance. Deux fois, pour Uncharted 3 et Assassin’s Creed : Revelations, je me suis retrouvé en tête de queue. C’est-à-dire que tout le monde rentre dans la salle… et la dernière place va au mec juste devant moi. Rageant. Ensuite, ma faculté à se pommer. Mais ça, j’en parlerais dans les avis des jeux dans lesquels je me suis pommé – kof kof tous kof kof – un peu plus bas. D’ailleurs, je me demande comment ça se fait qu’aucune console n’ait freezé pendant que je jouais… c’est étrange ça – surtout que des freezes, y’en a eu des tonnes. Bref, je repasse à ce qui intéressera la partie que vous – je pense – attendez le plus : mon avis sur les jeux testés.

Avec un nom très recherché, ce SSX 2012 annonce le retour d’une série culte pour de nombreux joueurs – dont moi. Comme beaucoup je pense, son annonce m’avait fait frémir de plaisir et ce jeu était devenu d’un seul coup un des must-have de la génération. Ne regardant pas souvent les trailers, je n’avais donc rien vu de plus que le trailer annonçant le jeu. Je suis donc arrivé devant la borne en terrain inconnu, ne sachant rien de ce jeu qui était pourtant le retour d’une de mes séries préférées. Et là, c’est le drame. Le jeu n’est pas mauvais en soi non, il est même plutôt joli, avec une ambiance et un design toujours aussi agréable et un gameplay fun qui promet de longues soirées entre amis. Mais voilà, c’est du terrain connu, du déjà vu. A part le fait que son perso ait des supers pouvoirs – assez classe n’empêche, mais pas cohérent – comme le fait de pouvoir remonter le temps afin de réussir sa figure et ne pas se ramasser la tronche dans la neige, il n’y a rien de neuf dans cet opus. En fait, j’ai eu l’impression de ressortir ma PS2, mon SSX 3 et de le lancer – bon, avec un passage en HD. Surtout que j’ai toujours chez moi la PS2 et le SSX 3 en question, je ne vois donc aucun intérêt à acheter cet opus. Et puis surtout, dans la seule map que j’ai faite, j’ai trouvé le level design très pauvre. Pas de grande surprise, on avançait tout droite sur la neige, on prenait deux-trois tremplins en passant et basta. Un jeu en toute somme très classique, différant peu des derniers opus, une déception pour moi donc.

Une des stars du salon, c’était bien sûr Uncharted 3 – et ça se voyait d’ailleurs dans les deux heures de queue pour jouer. Avant de parler du jeu, je parlerais du stand en lui même qui était le plus sympa à mon goût. Avant de jouer au jeu, on nous faisaitrentrer dans un stand fermé – mais malheureusement pas protégé contre les musiques de DanceStar Party – où de jolies demoiselles nous prenaient en otage – et je n’ai vu personne s’en plaindre, d’ailleurs je comprends pourquoi. Puis, on pouvait assister à un joli spectacle entre un Drake et des ennemis, avec au programme quelques acrobaties les menant hors du stand. Les décors étaient d’ailleurs très bien faits, avec des morceaux d’avions qui s’étaient crashés. On nous lâchait ensuite dans le stand, là où on pouvait aller librement choisir de jouer à une démo solo ou multijoueur du jeu. Ayant déjà la bêta multi du jeu depuis plusieurs semaines, je me suis donc tourné vers le solo… là où ma légendaire chance m’a encore joué des tours et où j’ai fini par jouer debout alors que certains étaient assis sur de jolies caisses. Deux niveaux du solo d’Uncharted 3 étaient disponibles : le château et l’entrepôt à cargo – ou un truc du genre. J’ai d’abord choisi le château où j’ai constaté plusieurs choses sur le jeu. Les animations qui étaient déjà très belles en multi le sont encore plus en solo… la preuve en est les flammes qui bougeaient magnifiquement bien dans ce château en flamme. Le corps à corps était aussi très très sympa, avec des combos assez variés et des finish classes – comme dégoupiller la grenade d’un mec pour lui faire péter à la gueule. C’était aussi très impressionnant de voir qu’il n’y avait pratiquement pas de différences entre les cinématiques et les phases de jeu. Par contre, je sais pas si c’est juste sur ce niveau, mais j’ai trouvé ça plus scripté que le second opus, et un peu trop en fait, j’ai pas eu l’impression de beaucoup jouer. Le second niveau était bien moins scripté avec un brin d’infiltration et de course sur les toits mais, le temps étant écoulé, je n’ai malheureusement pas pu terminer ce niveau. Au fait, Elena est toujours aussi belle.

J‘ai aussi joué quelques minutes à Rage – sorti depuis un bout de temps – et c’est le premier jeu où j’ai eu la malchance de me pommer. Enfin non, c’est pas que je me suis pommé, c’est que je suis tombé sur la mauvaise partie du jeu. En une dizaine de minutes voir une quinzaine, j’ai rencontré deux ennemis à tout casser et aucune munition, j’ai donc du me taper les combats aux poings. Le reste, c’était des allers-retours pour remettre une lettre à truc, allez voir si machin va bien et gna gna gna. Pas pu donc me faire d’avis définitif sur le jeu, si ce n’est que j’accroche beaucoup au design.

Un autre jeu déjà sorti auquel j’ai joué, c’est Batman : Arkham City. Et je dois être tombé sur la mission la plus chiante du jeu : je devais me balader dans la ville à la recherche du point le plus froid histoire de trouver le fameux Mr Freeze. J’ai beau avoir tourné dans toute la ville pendant un quart d’heure, je n’ai pas trouvé ce foutu point. Je n’ai donc pas pu essayer les combats de cet opus, mais en tout cas je connais bien le grappin maintenant. Bref, je prendrais sûrement le jeu – enfin il faudrait que je me prenne le premier d’abord – car il m’avait l’air en somme toute très bon malgré mes malheureux déboires.

Il y avait des bornes pour jouer à Assassin’s Creed : Revelations en multijouer mais, ayant joué à la bêta durant toute sa durée, j’ai préféré m’abstenir de faire la queue. Surtout que bon, on ne gagnait qu’un poster, ça aurait été plus j’aurais joué – surtout que je suis assez bon à ce jeu, sans me vanter. J’ai donc préféré aller regarder la présentation du solo par quelques membres du staff Ubisoft, en 3D s’il vous plaît. Et faut avouer que c’est pas désagréable, c’est même plutôt sympa d’avoir un joli panorama de Constantinople avec de la profondeur. Après, j’irais pas mettre des centaines d’euro là dedans, ça reste trop gadget à mon goût – et j’ai trouvé les lunettes pas super confortables. Bref, on est reparti avec un joli poster comme l’année dernière… enfin presque, il était deux fois moins grand cette année. Moi qui voulait refaire la déco de ma chambre, c’est raté.

Et pour finir, j’ai joué à l’excellent Rayman Origins qui a été mon coup de coeur du salon. Le jeu est parfait en tout point : on a de la 2D à l’ancienne renouant avec les premiers Rayman, mais avec une qualité HD qui rend le tout très très agréable pour la rétine. La direction artistique, le design général et l’univers Rayman étant tout trois aussi magnifiques, c’est à mon goût un des jeux les plus beaux existants. De plus, le gameplay n’est pas en reste. C’est très maniable, à la fois simple à assimiler et dur à maîtriser. Et surtout, le fun est là, on s’amuse immédiatement. Je n’ai fait que des parties à quatre joueurs et c’est clairement LE jeu qu’il vous faut si vous comptez passer une soirée jeu vidéo entre potes. C’est assez inspiré de New Super Mario Bros Wii mais avec quelques divergences et – en ce qui me concerne – je préfère l’univers de Rayman, et de loin ! De plus, vous pouvez jouer comme vous le souhaiter. Soit en « coopératif », c’est-à-dire qu’il y a tout plein de passages qui nécessitent que vous vous entraidiez avec vos amis, soit en « compétitif », le jeu vous donnant la possibilité de botter le cul à vos amis et de le tuer de la façon la plus sadique possible. Point notable, on ne s’ennuie pas pendant les chargements : en effet, on se retrouve dans un joli niveau en noir et blanc qui vous scotchera par son design tout simplement splendide. On croirait que le jeu a été dessiné à la main. Bref, un très très bon jeu que je me prendrais pour sûr dès cette fin d’année.

Pour conclure, je dirais que ce PGW a – pour moi – était gâché par les temps de queue vraiment trop longs et par le fait que pour la plupart des jeux présentés, soit j’y avais déjà joué soit ça sort dans quelques semaines. A voir si l’édition de l’année prochaine proposera des jeux qui vaudront vraiment la peine de faire des heures de queue par le fait qu’ils sortiront dans un peu plus longtemps, et pas quelques semaines/mois (voir jours). Je ferais sûrement un article avec quelques photos des goodies récupérés en comparant avec l’année dernière, j’ai bien pris quelques photos du salon mais la qualité est dégueulasse avec mon portable.

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1 commentaire

Publié par le 25/10/2011 dans Avis, Salons

 

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Une réponse à “Paris Queue Week : mon avis

  1. Robcats (@HuitanteHuit)

    25/10/2011 at 19:23

    Cet article est génialissime ! L’auteur mériterait d’être porté en triomphe devant une foule en liesse en plein Paris, et de se faire décerner la légion d’honneur !!

     

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